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Article - Auteur, autrice ? (partie 2)
samedi 30 janvier 2021 • Le Gardien

Auteur ? Autrice ?

Il est parfois difficile d'appréhender cette question aux multiples réponses. Aussi, il nous a semblé important d'aborder la question "Qu'est-ce qu'un auteur/une autrice ?" de façon chorale. A travers le prisme de leurs expériences diverses et différentes, Serenya, Codan, Lilitor, Rose P. Katell, Aislune S., Beatrice Aubeterre, Velanebleue, L. Williams et Pandallyster ont répondu selon leur vérité. 

Retrouvez ci-dessous les différentes voix autour du mot "Auteur/autrice et la critique".

La critique de son œuvre est-elle importante dans le parcours d’un auteur ?

Codan - Oui bien sûr ! La critique permet d'avancer (quand elle est constructive bien sûr). Après, suivant les auteurs, certains ont besoin de plus de temps avant de la réceptionner et ont besoin d'avoir une phase "fermée" avec leur œuvre, plus ou moins longue, avant de la soumettre au regard (et à la critique) d'autrui.

Lilitor - Recevoir la critique de sa propre œuvre est indispensable au moment de la bêta-lecture et sans-doute intéressant ensuite pour progresser d'un texte à l'autre. Mais je crois qu'il est surtout important de porter soi-même un regard sur les œuvres des autres, voir ce qui nous plaît ou pas et ce qu'on peut intégrer à sa propre façon d'écrire. Je n'ai que peu été publiée alors je n'ai pas trop été confrontée à la critique, mais quand j'étais conteuse, des spectatrices ou spectateurs venaient me voir à la sortie de scène pour me dire qu'iels avaient adoré ou détesté tel passage du spectacle, en général il s'agissait du même : j'ai vite appris à ne pas tenir compte de ces avis, et j'aborde l'écrit avec le même état d'esprit.

Rose - Si l’on parle de la critique avant publication : un grand oui. Faire lire son texte à un ou plusieurs regards extérieurs afin de récolter un/des avis est essentiel pour cerner les forces et les faiblesses de son œuvre. En tant qu’auteurs/autrices, nous la connaissons souvent trop bien pour nous en apercevoir.
Si l’on parle de la critique après publication, je la trouve aussi importante, mais dans une moindre mesure, car le travail est déjà terminé et, sauf gros problème, complet et peaufiné. Par contre, elle permet d’offrir de la visibilité à son œuvre et d’avoir une idée de l’accueil qui lui est réservé par les lecteurs/lectrices, ce qui est une jolie récompense.

Aislune - Oui, sinon nous ne progressons pas. Après, il y a critiquer et « critiquer »… La critique doit permettre aux auteurices de progresser, d’avoir envie d’évoluer. Une critique constructive relève autant les points positifs que les points négatifs, propose des pistes d’amélioration sans imposer, possède une part d’objectivité et une part de subjectivité. Elle est formulée avec bienveillance, simplicité, honnêteté, mais être honnête ne veut pas dire être acerbe, exécrable ou méchant ! C’est pénible, parce que certaines personnes semblent faire exprès de confondre ces termes, de faire des amalgames…
(Oui, je m’emporte un peu, mais la question me tient à cœur.)

Beatrice - Elle est importante, parce que lorsqu’on écrit, on est enfermé dans son propre monde et malgré tous ses efforts, on ne parviendra pas à voir son œuvre avec les yeux d’un autre. Sans avis extérieur, on peut commettre des erreurs de style, de logique… sans forcément s’en apercevoir. Le regard des autres fait progresser à pas de géant, mais il possède une autre vertu : celle de montrer que d’autres personnes s’intéressent à son travail, ce qui est parfois essentiel pour trouver le courage de persévérer, pour que l’écriture ne reste pas un exercice austère et solitaire.

Velanebleue - Savoir prendre du recul sur son propre travail, accepter la critique d'autrui, est un autre aspect essentiel du parcours d'un auteur/autrice. De manière plus générale, l'humilité et la remise en question sont, à mon sens, des qualités humaines nécessaires. C'est la même chose en écriture, quand bien même cela ne nous fait pas plaisir, quand bien même cela nous pousse dans nos retranchements. Cela permet d'évoluer, de se poser les bonnes questions, et de tendre vers le mieux.

L. Williams - Si l’on écrit uniquement pour nous, y a-t-il vraiment un intérêt à se former/être conseillé, autre que l’apprentissage pur (ce qui est déjà chouette, évidemment, c’est génial d’apprendre des choses) ? Si l’on souhaite en faire un métier pérenne, peut-on vraiment se passer du minimum syndical (outils scénaristiques, importance des enjeux/conflits, grammaire, marketing, connaissance du milieu éditorial si l’on veut postuler chez une ME, etc.) ?
La question de la critique s’inscrirait donc dans le même cadre de questionnements. Si c’est pour s’améliorer, dans le but de se professionnaliser, alors la critique de son œuvre me paraît un passage obligatoire. Réussir à la gérer tiendrait alors de plusieurs choses ; en vrac et de manière non-exhaustive : avoir la capacité à prendre du recul sur son œuvre, à savoir faire la différence entre la valeur de ses productions et sa valeur en tant qu’être humain, à remettre en question ses faiblesses tout en ne rougissant pas de ses points forts, ainsi qu’avoir une bonne confiance et estime de soi.
Et ce sont des choses qui se travaillent, évidemment, donc même si ça peut être compliqué au début, je crois que tout le monde peut apprendre à gérer n’importe quel type de critique.

Comment gérer la critique, positive, négative, de son œuvre ?

Serenya - Je dirais que dans tous les cas, il faut prendre du recul. Après je dois être un peut masochiste au fond, vu que je trouve les critiques négatives bien plus faciles à gérer que les positives... XD Les négatives ont l'avantage de mettre en lumière les points faibles du récit... à condition qu'une même remarque revienne plusieurs fois ! On ne peut pas plaire à tout le monde, tout comme on n'est pas à l'abri de quelques trolls sur internet. Il faut avoir un regard objectif sur son travail pour reconnaître les points à modifier des remarques purement subjectives d'un lecteur isolé.

Codan - Se dire que les points positifs relevés sont nos forces, et les points négatifs les points à améliorer. La critique peut aussi venir de la part de quelqu'un qui ne fait pas partie du public cible et est donc "normale".

Lilitor - Je n'ai que peu été publiée alors je n'ai pas trop été confrontée à la critique, mais quand j'étais conteuse, des spectatrices ou spectateurs venaient me voir à la sortie de scène pour me dire qu'iels avaient adoré ou détesté tel passage du spectacle, en général il s'agissait du même : j'ai vite appris à ne pas tenir compte de ces avis, et j'aborde l'écrit avec le même état d'esprit.

Rose - Avant publication : avec patience et bienveillance. Un avis a été demandé auprès de quelques lecteurs/lectrices choisis, il est important de l’écouter, de ne pas se braquer, et de faire un tri judicieux dans les remarques reçues pour ne garder que celles qui amélioreront l’œuvre.
Après publication : avec recul. Si la critique positive fait toujours chaud au cœur et gratifie le travail fourni, je pense qu’il ne faut pas trop se focaliser sur la critique négative pour autant. Hormis si un gros souci est relevé (mise en page désastreuse, fautes trop nombreuses, police illisible, etc.), il vaut mieux se rappeler que les avis sont subjectifs, propres à chaque lecteur/lectrice. Ils peuvent être très différents en fonction de leurs goûts et leurs vécus.

Aislune - En prenant du recul. Oui, plus facile à dire qu’à faire, même quand la critique est positive. En tant qu’autrice hyperémotive, eh bien je suis parvenue à trouver un équilibre. Quand elle est négative, je râle un bon coup, mais si elle m’est utile, je souffle un bon coup et je l’analyse plus tard.
Je ne cache pas que quand elle est négative ET inutile/malveillante, ça m’atteint beaucoup. Alors je me tourne vers mes amis, mes copinautes d’écriture, pour qu’ils m’aident à faire la part des choses. Ecrire n’est pas forcément un acte solitaire, hein. Il peut aussi, à certains moments, être un acte solidaire (et je dis ça en tant que personne qui a du mal à bosser en équipe, c’est pour dire !)
Quand elle est positive, je dois faire face à mon syndrome d’impostrice… Je ne suis pas la seule, c’est pour cela que j’en parle. Le mythe du talent, tout ça, c’est quelque chose qu’il faudrait déconstruire… Dans le résultat final, qui peut paraître « talentueux », il y a des heures et des heures de travail. Si déjà, nous reconnaissons nos efforts, nous nous disons « J’ai bossé, alors je mérite les compliments », c’est chouette.

Beatrice - Les commentaires positifs font toujours plaisir, mais il ne fait pas les tenir pour acquis, même si c’est difficile. Il y a des gens qui seront plus sensibles que d'autres à certains écrits, ou moins exigeants, ou plus enthousiastes. Même si ces commentaires motivent et aident à aller de l’avant, il fait rester conscient qu'il y aura toujours de la marge pour l'amélioration !
Les commentaires négatifs sont plus compliqués à gérer, car on met beaucoup de soi-même dans ce qu’on écrit ; une critique négative peut donner le sentiment que ce n’est pas l’œuvre qui est remise en cause, mais soi-même, en tant que personne, et c’est ce qui rend la chose difficile à assumer. Il vaut mieux éviter de réagir à chaud, mais laisser passer un peu de temps en réfléchissant à la réponse. À la seconde lecture, les termes paraissent souvent moins terribles qu’à la première… et on peut mieux déterminer si le but est constructif, ou si on a affaire à une personne malveillante, moqueuse ou discourtoise.
Dans l'essentiel des cas, il existe une grande part de subjectivité dans les critiques - et il est tout à fait possible que la personne qui les a formulés n’ait pas accroché au texte pour des raisons qui lui sont propres : goûts personnels, culture littéraire, mauvaise compréhension… Seules les remarques portant sur l'orthographe ou la syntaxe peuvent être considérées comme objectives, voire, à la rigueur, celles qui touchent aux contresens, impropriétés, répétitions… ainsi qu’à la logique interne de l’histoire.
Pour le reste, il demeure difficile de déterminer ce qui est justifié de ce qui ne l’est pas et il n’y a aucun manuel qui puisse y aider. En cas de doute, il vaut mieux laisser mûrir la question, au lieu de se hâter de corriger une éventuelle imperfection. Souvent, avec le temps, la pertinence est plus facile à déterminer.
Dans tous les cas, je pense que l’auteur/trice est en droit de répondre, pour se justifier, s’expliquer, demander des précisions, ou tout simplement se défendre en cas de malveillance manifeste, mais toujours de façon calme et construite.

Velanebleue - Comme je le disais précédemment : avec recul et humilité. Encaisser le coup, que la critique soit positive ou négative, laisser la pression redescendre, puis se confronter à son texte et à soi-même pour se poser les bonnes questions, et ensuite décider de ce qu'on compte faire de la critique reçue. La prendre pour argent comptant ? La laisser de côté ? L'analyser de sorte à en tirer le meilleur parti ? Quoi qu'il en soit, apprendre à gérer la critique est difficile, cela implique un travail sur soi et sur sa fierté.

Pour terminer, à qui s’adresse les chroniques d’œuvres publiées sur le web ? aux lecteurs ? aux auteurs ? comment les gérer ?

Serenya - Personnellement, je n'ai jamais considéré que les chroniques étaient destinées aux auteurs. Ce sont des avis rédigés par des lecteurs, qui ont pour but de partager leur expérience de lecture, pour donner envie, ou non, à d'autres de lire... On est clairement dans la sphère du lecteur. Du coup, comment les gérer ? Si savoir ce que pensent les lecteurs de son travail dérange l'auteur, ben qu'il ne lise pas ces chroniques. C'est aussi simple que ça...

Codan - Je dirais qu'elles s'adressent en premier lieu aux lecteurs qui s'intéressent à cette œuvre ou qui pourrait faire partie du public cible. En tant que lectrice qui n'a pas des masses de temps, je préfère me spoiler un peu mais savoir que je ne vais pas perdre mon temps sur une histoire qui ne va pas me correspondre. Ensuite aux auteurs qui ont envie de voir comment leur œuvre a été reçue.
Et comment les gérer, je dirais à peu près comme les critiques : relever les points négatifs et les travailler pour la prochaine fois et s'appuyer sur ses forces pour le futur projet 

Lilitor - Je n'ai aucune idée du public à qui se destinent les chroniques, je suis assez perplexe devant leur floraison. Personnellement je préfère en savoir toujours le moins possible quand j'ouvre un livre (ou entre dans une salle de cinéma). (Ces dernières années j'ai beaucoup lu de livres dont j'avais rencontré les auteurs en soirée littéraire (j'ai la chance d'habiter dans une ville qui était dynamique à ce niveau) et j'ai tendance à faire confiance à mon libraire préféré.) Mon dernier gros coup de cœur c'est un livre que j'avais choisi uniquement sur son titre.
Il ne m'est arrivé que deux ou trois fois d'être mentionnée dans une chronique, deux fois c'était positif, bon, ça fait plaisir et après ? Une fois c'était négatif, j'ai discuté avec la personne et on était d'accord sur les défaut du texte. Ça ne mène pas à grand-chose.
Si je repense au cinéma, j'aime bien aller voir les chroniques après le film pour savoir si j'ai manqué quelque chose et si je pense pareil que les gens, mais je ne ressens pas du tout ce besoin avec les livres, sans-doute parce que je m'y connais mieux. Ça se rapproche peut-être de ce qui énervait ma mère, peintre, avec les touristes qui s'émouvaient devant ses tableaux mais achetaient les paysages convenus, parce qu'ils n'étaient pas sûrs de leurs goûts : peut-être que les chroniques s'adressent au lectorat qui doute.
Si j'avais publié un livre à compte d'éditeur et que j'avais une avalanche de mauvaises chroniques, je changerais d'édition, les maisons sont censées nous aider à produire un meilleur texte. Si j'étais auto-éditée, je chercherais à me faire aider pour améliorer mes écrits : plus de bêta-lectures, par des personnes moins indulgentes, peut-être des professionnels.
Une autre question est peut-être : comment obtenir des chroniques, dans cette époque surchargée de publications ? ^^

Rose - Aux lecteurs/lectrices avant tout. Pour moi, une critique est un avis de lecteur/lectrice partagé avec d’autres lecteurs/lectrices. Il faut donc les gérer avec recul et acceptation lorsqu’on tombe dessus.

Aislune - Les chroniques s’adressent avant tout aux lecteurices. Oui, je sais, c’est bizarre, mais elles sont rédigées avant tout par des lecteurices… Les personnes qui lisent les chroniques, en plus des auteurices, sont des lecteurices dont les goûts peuvent être similaires.
En tant que lectrice, si un livre m’interpelle, il n’est pas rare que je lise quelques chroniques avant si j’ai un doute (par exemple, si les thèmes traités me parleront ou pas). Après, une chronique « négative » ne va pas forcément rebuter unæ lecteurice : beaucoup de personnes aiment se faire leur propre opinion sur la question. Quoi qu’il en soit, un livre/une œuvre publiée sur le web qui suscite autant de chroniques positives que négatives fait réagir. Cela ne veut pas dire que l’ouvrage concerné est mauvais. Les chroniques ne sont pas des bêta-lectures : les premières possèdent une plus grosse part de subjectivité que les secondes. Elles n’ont pas pour but d’aider l’auteurice à s’améliorer dans leur fonction première. A partir de là, je pense que faire la part des choses est plus facile.

Beatrice - Cela dépend essentiellement du support. Sur les blogs spécialisés, elle s’adresse essentiellement aux lecteurs, même s’il n’est pas exclu que l’auteur/trice puisse le lire, surtout si la personne qui chronique est une connaissance. Par contre, au sein des communautés d’écriture, je pense qu’elles s’adressent autant aux auteurs/trices qu’à ceux qui liront son texte. Une bonne chronique peut beaucoup aider à renforcer sa confiance, et apporter plus de lecteurs, ce qui va souvent de pair. Par contre, une mauvaise chronique peut avoir un effet bien plus dévastateur qu’un mauvais commentaire, car le commentaire ne s’adresse généralement qu’à l’auteur/trice tandis qu’une chronique assassine va détourner les lecteurs de l’oeuvre, quand bien même ils auraient pu l’apprécier, et qu’en plus, elle porte le plus souvent sur une œuvre terminée, voire publiée, donc difficile, voire impossible à reprendre.
Dans tous les cas, je pense que l’auteur/trice ne doit pas hésiter à réagir, soit pour remercier en cas d’avis positif, mais aussi pour rappeler en cas de critique trop rude, tout en montrant le plus de courtoisie possible, qu’il y a toujours un être humain derrière un texte…

Velanebleue - Je ne suis pas certaine d'être la plus à même de répondre à cette question, car je ne lis jamais de chroniques. J'imagine qu'une chronique s'adresse tant aux lecteurs qu'aux auteurs : aux lecteurs pour qu'ils se fassent une idée du livre chroniqué, aux auteurs afin qu'ils aient un retour développé sur leur travail. Quant à la manière dont il faut gérer les chroniques... Il m'est d'avis que chaque opinion doit être prise avec recul. Je crois d'ailleurs que c'est le maître mot de ce questionnaire : le recul.

L. Williams - Là comme ça, je dirais que les chroniques sont avant tout réservées aux lecteurices. En soi, c’est un outil marketing qui recommande ou déconseille l’œuvre chroniquée. Alors bien sûr, une chronique peut aussi être utile à l’auteurice pour ses prochains écrits, notamment si l’un des points soulevés dans l’avis concerne une faiblesse générale qu’il sera possible de travailler par la suite ; elle peut également être une bonne manière de se rassurer sur ce qui plaît, sur ce que l’on maîtrise le mieux. En ce sens, réussir à les gérer demande donc probablement les mêmes capacités que celles citées précédemment."


Pour terminer cette article, quelques rimes de la part de notre ami Pandallyster. Une belle conclusion à ce qu'est un auteur/une autrice !

Qu'est ce donc, selon moi, qu'un auteur, une autrice
Si ce n'est celui ou celle qui par malice
S'évade du monde, fuit hors de la Matrice
Puis fait naître un dragon, un vaisseau, un acteur
Pour enlever loin de la terre son lecteur ?

Dans quel moule, demandes-tu, faut il se former ?
Je réponds qu'à mon sens il vaudrait mieux casser
Les moules et les codes, sa propre voie tracer
Trouver son style, sa voix et les laisser germer.

Attention cependant à ne point s'égarer :
La sage critique, pour vertueuse qu'elle soit,
Est pour notre amour propre coup bien rude à prendre.
Il ne faut la laisser ni tout réduire en cendre
Ni la rejeter toute entière sans l'entendre
Car l'égo, bien trop souvent le talent déchoit.
Tous les petits défauts qu'il faudra réparer
Il nous faut accepter qu'ils soient du doigt pointés
Relecture, Correction maintes fois accointer.

Plutôt que du Panda, écrivaillon en herbe,
Qui jamais de sa vie un roman n'a fini
Suivez les conseils et la plume superbe
De Nicolas Boileau, l'Ancien, le génie.
Vous serez mieux guidés par son Art Poétique
Que par mes pauvres alexandrins pathétiques.

Enfin, et pour conclure, je vous dirai ceci :
Semez à profusion des graines de folies,
Et laissez-vous porter par quelques facéties.
Que vos histoires soient sombres, drôles ou jolies
L'essentiel n'est il pas que cela vous amuse
D'amener le lecteur dans un rêve éveillé ?
J'en ai terminé. Je me suis éparpillé.
Voici ma dernière rime : "Cornemuse".

Vos réactions
Pour commenter cette news, merci de vous identifier.
Aislune S.
Commentaire posté mercredi 10 février 2021 à 19h05
Ce poème, OMG.
L. Williams
Commentaire posté jeudi 4 février 2021 à 04h08
Incroyable, ce poème ! =D
Lilitor
Commentaire posté lundi 1 février 2021 à 19h26
Haha, trop bien le poème de Panda :)
Quetzy
Commentaire posté lundi 1 février 2021 à 17h11
Panda tu es vraiment un roi
des bons mots en tout cas (t'as vu ça rime en plus!)

Plus sérieusement, encore une fois, des réponses très intéressantes à lire.

Merci de vous être prêtées au jeu et d'avoir partagé vos avis sur ces questions :)
LizD
Commentaire posté dimanche 31 janvier 2021 à 18h00
Bravo à tous les participant.e.s et à Panda pour ses superbes rimes ! ^^
Rose P. Katell
Commentaire posté dimanche 31 janvier 2021 à 17h35
J'ai adoré lire les deux parts de l'article et le poème de Panda ! :)
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