Titre: Détention
Genre: Comédie, horreur, romance
Thème: adolescence, vie scolaire, délire complet
Diffusion: 2012
Accroche: Riley est la souffre douleur de son lycée mais essaie de vivre sa vie d’adolescente malgré une accumulation assez hallucinante de déboires : elle ne peut pas compter sur son père tout le temps saoul, elle se fait racketter par un mec qui n’apprécie pas ce qu’il lui vole, elle se fait battre à son club de débat par un canadien alors que les canadiens sont censés être gentils … et le dernier en date est que sa meilleure amie, Ione, s’est jetée sur Clapton, le garçon qu’elle aime. Comme si ça ne suffisait pas, voilà qu’un tueur en série assassine l’une des filles les plus populaires du lycée en imitant le tueur d’une série de films d’horreur à succès, ce qui casse l’ambiance. Mais voilà, ce n’est que le début et tout en essayant de sauver son lycée et de découvrir le secret du tueur, Riley va connaître une mésaventure comme personne d’autre n’en a connu allant finalement jusqu’à devoir sauver le monde à travers le temps. Je vous l’ai dis, que des déboires. «
Ce n’est pas la fin du monde, c’est juste le lycée »
Voilà un film qui n’est pas encore assez connu à mon humble avis, et ui pourtant mériterait le titre de film culte dans le genre gros foutoir contrôlé malgré tout. Parce que si « Détention » commence comme une comédie d’horreur ne crachant pas sur le gore et la critique de la vie lycéenne américaine, somme toute une comédie d’horreur assez classique, le film ne va pas en rester là.
Le tueur en série est un fil rouge pour emmener Riley, géniale anti-héroïne, dans des délires de plus en plus hallucinés. Si le film monte en puissance pendant une première moitié qui va permettre de bien placer chaque personnage, le film par ensuite en vrille complète : voyage dans le temps, échange de corps, animal intergalactique, retour à la mode des 90’s, terroriste en herbe, lycéen mutant, fin du monde, … le tout avec un tueur en série qui court encore et toujours. Le réalisateur Joseph Khan et son co-scénariste semble avoir balancé tout ce qu’ils avaient en tête dans un scénario qui, pourtant, ne perds jamais son héroïne et sa progression de vue. Malgré une durée de seulement 1h35 (c’est rare de nos jours), jamais les idées aussi nombreuses que farfelues des deux trublions n’empêche le film d’être fluide et cohérent. Du moins aussi cohérent que les esprits de ses créateurs.
Parcouru d’idées étranges et hilarantes, alignant les dialogues savoureux « Détention » s’autorise même quelques petits détours sérieux sur le spleen adolescent qui, probablement par miracle, ne détonnent pas dans le délire complet du reste de l’œuvre. La scène d’enchaînement de petits moments de vie des lycéens chez eux après l’un des événements majeurs de l’histoire démontre le talent du réalisateur qui, malheureusement, ne fera pas trop parler de lui ensuite.
Il sera difficile de voir ce petit chef d’œuvre absurde car il reste malheureusement mal distribué. Mais je vous invite à persister.