Titre: Dark city
Genre: Thriller, science fiction, fantastique
Thème: Paranoïa, mémoire, pouvoirs psychiques
Diffusion: 1998
Accroche: John Murdock se réveille sans mémoire dans une chambre d’hôtel près d’une jeune femme assassinée. Tout portant à croire qu’il est l’assassin, John parvient à s’échapper avant l’arrivée de la police. Là commence sa quête pour retrouver la mémoire et prouver qu’il n’est pas un meurtrier.
Guidés par quelques souvenirs anciens et éparses, notamment celui de son ex-femme, John Murdock tente de reconstituer les éléments de sa vie. Mais il se rend rapidement compte que quelque chose ne va pas. Tout en tentant d’échapper à la police, il déambule dans une ville où il fait toujours nuit, quelques soient les heures passées, et dont la physionomie même change à heures régulières. Il se découvre peu à peu une sorte de pouvoir télékinétique mais surtout, il croise aussi d’étranges créatures qui tentent de le tuer et qui semble lier à tout ce qui se passe dans cette ville mystérieuse. Dit comme ça, « Dark city » a l’air d’être un peu un film fourre-tout. Pourtant il suffit de le voir pour se rendre compte à quel point tous les éléments du film s’enchevêtrent parfaitement les uns dans les autres et proposent de fait l’un des meilleurs films de science-fiction des dernières décennies.
Alex Proyas (« The crow », « I robot ») a réalisé le film à une époque où il était encore dans le circuit des films indépendants et même s’il n’a pas eu la liberté qu’il souhaitait pour « Dark city », son style visuel très personnel imprègne la rétine dès la première image.
D’ailleurs, pour les chanceux qui ne le connaîtrait pas encore et qui auront envie de le découvrir, je vous invite très fortement à vous procurez la version director’s cut. En effet, si la version cinéma sortie en 1998 était déjà un chef d’œuvre, le studio avait insisté pour que l’introduction du film comporte une voix off qui raconte … toute l’intrigue. Le style unique de l’œuvre permettait quand même d’apprécier ce monument du cinéma mais si vous ne l’avez jamais vu, surtout ne regardez pas la version cinéma.
Echec commercial à sa sortie, « Dark city » est devenu une œuvre culte au fil du temps, un statut largement mérité pour ce diamant noir de SF paranoïaque qu’il faut absolument revoir ou découvrir. En version director’s cut O-BLI-GA-TOIRE.
