J’ai fini « L‘enchanteur » de René Barjavel.
Il s’agit de l’histoire des chevaliers de la table ronde en se basant sur la figure de Merlin, pivot de la saga, même si l’on peut s’éloigner de lui à plusieurs reprises. D’ailleurs c’est justement dans ces passages-là que je trouve le roman un peu moins bon.
Là où Barjavel a très bien réussi à humaniser le personnage tutélaire de Merlin, il n’a pas la même réussite avec d’autres figures de la légende, notamment Lancelot tellement obnubilé par son amour inconsidéré pour Guenièvre qu’il ne dégage rien d’autre d’intéressant. Cela permet néanmoins à l’auteur d’être particulièrement inspiré dans la romance. On passera aussi sur Galaad que Barjavel a réussi à ne pas rendre comme l’extrémiste religieux que les auteurs du 13e siècles ont créé, mais qui n’ayant quasiment pas d’autre motivation reste un personnage plat et sans saveur. Heureusement il n’apparait qu’à la fin du livre.
En résumé, malgré quelques défauts souvent inhérents à la légende Arthurienne, le roman de Barjavel est un excellent récit qui s’approprie certaines histoires de la table ronde pour les retranscrire dans un langage plus moderne mais sans perdre le lyrisme des aventures. Amateurs comme passionnés des légendes arthuriennes y trouveront largement leur compte.
