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7 messages  • 
La passivité d'un personnage principal dans un récit
Ambassadrice des Sombresailes
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Inscription: 08 Oct 2017, 12:56
Messages: 1628
30 Mar 2019, 18:13La passivité d'un personnage principal dans un récit
Bonjour,

C'est en parcourant un article et une remarque dans un autre forum que j'ai voulu lancer ce topic.

Voilà l'extrait de l'article en question : Par ailleurs, la passivité empoisonne le récit. Un personnage principal doit agir et emmener toute l’histoire avec lui. Ce n’est pas une feuille charriée par le courant, c’est un saumon qui remonte la rivière : il agit, il mène le bal, il influence le déroulement de l’histoire.

Source : https://julienhirtauteur.wordpress.com/2018/02/07/les-personnages-principaux/

Dans le Serpent qui danse, Isaure est une héroïne passive, c'est un trait propre à son histoire et à sa personnalité (elle a été brimée et son entourage ne lui laisse jamais l'occasion de s'exprimer). Elle ne prend pas vraiment de décisions elle-même, elle saisit les opportunités qu'on lui offre et se heurte très souvent à ses ennemis. Dans la nouvelle version, j'explique mieux son attitude et je la confronte aussi à cette problématique.

ça me travaille pas mal, pour tout vous dire.

J'aimerais avoir votre avis sur la question (et la remarque de l'article), et savoir si vous avez déjà eu à écrire un personnage passif et si oui, comment vous l'avez traité. Après, cela m'intéresserait aussi de savoir quand vous lisez un récit, si un personnage passif vous rebute et pourquoi, dans le but de voir s'il y a des erreurs à éviter dans nos propres récits.
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Dame Conteuse "Sombresaile"
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Inscription: 12 Nov 2015, 17:35
Messages: 2735
Localisation: Territoire de Belfort
30 Mar 2019, 20:30Re: La passivité d'un personnage principal dans un récit
Je ne suis pas d'accord avec cette phrase : "La passivité empoisonne le récit." Tout comme n'importe quel autre "ingrédient", je pense qu'il en faut. Si c'est le personnage principal qui est passif, le plus dur est de faire en sorte que cela porte le récit, mais c'est tout à fait possible.

Je ne vois pas Isaure comme totalement passive. Oui, d'accord, elle se laisse porter, mais ce ne sera pas comme ça tout le temps. Même au début, elle a quelques petits moments où elle est active.

On en parle de Frodon dans LoTR ? Je trouve que quelque part, lui aussi se laisse porter par son destin... et ce n'est pas le seul. Par moments, il est passif, et par moments, non...
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On ne choisit pas son destin, on ne le voit pas. On le façonne.


Brigand
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Inscription: 17 Fév 2019, 20:17
Messages: 73
31 Mar 2019, 01:16Re: La passivité d'un personnage principal dans un récit
Alors, en fait, je pense qu'il faut définir ce que les auteurs qui donnent des conseils d'écriture décrivent comme passivité :
Pour ce faire, John Truby et son Anatomie du scénario permettent d'y voir plus clair en prenant divers exemples. Je vais reprendre ici le gros de ses explications.

Un personnage quel qu'il soit est défini par trois traits principaux : les faiblesses, ce qui l'entrave ; les besoins, ce qui lui permettra d'améliorer sa vie ; et les désirs, ce qu'il cherche à obtenir.
Le concept est simple : en tant qu'être humain, nous avons tous ces trois traits en nous, et il est alors logique de les retrouver chez nos personnages.

Par ce simple constat : nous ne sommes donc pas passifs face à la vie. Nous cherchons à obtenir notre désir ( que ce soit une famille, un travail, ou dans le pire des cas, survivre ). Même lorsque nous avons l'impression de faire du surplace, nous sommes mus par ces désirs. Nous allons ainsi mettre en place « un plan d'action » afin d'y parvenir ( que ce soit rencontrer un partenaire potentiel lors d'une soirée, envoyer des CV, ou développer des techniques qui nous aident à vivre un jour de plus ).
Bien évidemment, ce plan d'action est régulièrement contre-carré par la Vie ou par des gens qui s'opposent à notre but ( ce sont les antagonistes de l'histoire ). Dans le premier cas, parce qu'il existe des choses qui échappent à notre contrôle ; dans le second, parce que nos but s'opposent aux leurs.
Nous nous retrouvons alors dans l'obligation de réagir face à ces obstacles impromptus, plus que d'agir, ce qui peut donner une certaine sensation de passivité, ce qui n'est bien évidemment pas le cas. En effet, dès que l'occasion se présente, nous retournons vers notre plan d'action afin d'atteindre notre désir, quitte à le modifier légèrement.

Il existe une possibilité où le protagoniste n'est mû par aucun désir car il est totalement dans la réaction afin de survivre (qui est la ligne de désir la plus faible pour une intrigue : c'est la raison pour laquelle les films de survie ont rarement une trilogie avec le même personnage, et que des séries comme The Walking Dead ont dépassé cette ligne pour en créer de plus fortes à leurs personnages), mais cette possibilité relève d'une grande habilité scénaristique avec un fort risque d'échec.
Le film Un Prophète de Jacques Audiard est un exemple du genre. Son protagoniste arrive dans un environnement dont il ne connaît aucune règle et une grande partie du film, il se retrouve uniquement dans la réaction afin de survivre. Or, pour éviter l'ennui au spectateur, le cinéaste a remplacé la ligne de désir par une alternative : le dilemme. S'il fait A, il perd B, et vice-versa. Cela permet d'ajourner le désir, et donc « le plan d'action du héros » pour un temps, et ça permet de souligner l'horreur de la situation intenable du protagoniste. Ainsi, le spectateur n'aura pas la sensation que l'histoire n'a pas encore commencé.

Parce que finalement, c'est ce que veut dire « la passivité empoisonne le récit », cela souligne simplement le manque d'aboutissement de l'intrigue et de développement des personnages.

Pour ce qui est d'Isaure, elle n'est pas passive en soi, elle est soumise. Certes, une grosse part de son intrigue est de parvenir à survivre, mais elle est mue par certains désirs fort intéressants que tu développes au fur et à mesure.

Pour ce qui est de Frodo, il est mû par sa quête de détruire l'anneau. Malheureusement pour lui, c'est monsieur-tout-le-monde qui se retrouve dans une quête épique à laquelle il n'était absolument pas préparé, et pour couronner le tout, l'anneau lui-même entrave sa quête. De ce fait, il est beaucoup dans la réaction, mais son action ne cesse pas depuis le début : détruire l'anneau.

J'espère avoir pu aider à y voir plus clair ! ^^

Voilà, c'était fort long, je m'en excuse, et j'espère que ça ne posera pas de problème sur le forum. X_X


Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2363
31 Mar 2019, 12:26Re: La passivité d'un personnage principal dans un récit
Pourquoi ton post poserait problème ? Il est vraiment très intéressant au contraire ! (et je ne pense pas qu'il y ait de limite de longueur)

Comme Nix, j'en viendrais à dire que la 'passivité' dans le récit devient préjudiciable c'est quand l'intrigue en pâtit, n'est pas assez construite, s'étire sur la longueur ou qu'il n'y en a pas d'aboutissement clair et quand les personnages sont 'creux', pas assez développés. Dans le cas d'Isaure, non seulement ce n'est pas le cas mais on a aussi l'explication par la psychologie du personnage alors au contraire, c'est aussi intéressant d'avoir un tel point de vue. Dans la vie, tout le monde n'est pas un héros actif pour tout, tu as de tout, et il n'y a pas de raison de ne centrer son histoire que sur ce type de persos.
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Villageois
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Inscription: 15 Sep 2018, 11:07
Messages: 159
31 Mar 2019, 22:41Re: La passivité d'un personnage principal dans un récit
Il y a aussi les héros et surtout les héroïnes de contes, qui sont souvent complètement passifs : une tâche leur est donnée et ils se sentent tellement en incapacité de la réaliser qu'ils vont pleurer dans leur coin, et là par miracle les adjuvants arrivent et font la tâche à leur place...
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Vagabond
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Inscription: 20 Mar 2019, 17:13
Messages: 22
Localisation: Poitiers
01 Avr 2019, 20:12Re: La passivité d'un personnage principal dans un récit
Coucou ^^

Question très intéressante que tu soulèves, et évidemment l'avis qui suit est purement subjectif. Mais pour moi, la passivité d'un personnage principal n'est pas forcément rédhibitoire du moment que cela n'entrave pas la progression du récit. Surtout quand il s'agit d'un personnage qui découvre un nouvel univers et qui, en conséquence, peut ne pas trop savoir comment (ré)agir parfois. Ce qui compte, c'est que lae lecteur•trice ait l'impression que le récit avance et que les non-décisions des choix d'un personnage ne lui donne pas l'impression de stagner / tourner en rond / ne plus savoir où iel va.

Après je vais peut-être râler durant la lecture si la passivité donne au personnage un air trop benêt ou trop niais à mon goût, ou qu'elle lui fait perdre en crédibilité. Comme le disait L.E.Nixen, on peut subir un tas de choses durant notre vie de par l'action des autres ou par les circonstances elles-mêmes, mais on ne peut pas non plus être passif à 100% tout le temps, il y a forcément des situations qui nous forcent à (ré)agir à un moment ou un autre.

Ci-dessous un exemple de passivité énervante dans la série Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire :

Attention, spoilers ...


Brigand
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Inscription: 06 Juil 2012, 15:22
Messages: 71
Localisation: Au fin fond d'une forêt de Floriansa
03 Avr 2019, 18:42Re: La passivité d'un personnage principal dans un récit
Je ne vais pas rajouter grand chose de plus que les arguments déjà donnés.
Nous sommes nombreux a avoir ce type de personnage. Mon projet sur lequel je bosse mon camps Nano actuellement en est un très bon exemple sur Wako où l'un des pirates de mon équipage est atteint par une malédiction. Il est censé vivre sa vie telle que l'entend cette malédiction mais non, son meilleur ami le capitaine fera tout pour l'aider à vaincre ce destin cruel.

Dans mon cas, mon personnage passif, le second du capitaine donc, avait bel et bien décidé à ne plus se battre mais il est porté par son capitaine et par ailleurs, il en devient plus important dans la trame que lui qui est censé être le héros. Enfin, mon capitaine était censé être le héros de l'histoire mais ses actes seront plus ou moins limités par l'état de son second atteint, je sais pas si c'est bien clair...

Le tout avec ce genre de personnage, c'est de faire en sorte que cela ne rende pas la trame plus longue à suivre et n'aille pas faire fuir le lecteur... A partir de là, le concept peut être très bon si il est bien mené. En soit Harry Potter est aussi un personnage passif quand on y pense. Dumbledore lui dit "Bon Harry, ton destin, c'est de tuer Voldemort ou d'être tué point." et le gars ne fait rien de plus que d'approuver et de suivre gentiment son professeur...

L'exemple de Christouille des orphelins Baudelaire est très bien choisit d'ailleurs car moi-même j'ai été dérouté par cette scène de ce personnage pourtant culte dans la saga d'origine...
http://www.alleedesconteurs.fr/images/equipe/rue_ondenymphe.jpg


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