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Les défis de Ploum
Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2489
21 Avr 2019, 18:07Re: Les défis de Ploum
DEFI #12
Standard 1000 mots.

Objet « Jacuzzi »
~¤~
Emotion « Remords »
~¤~
Couleur « Rouge »


Univers : aucun
Longueur : 833 mots

Scène nocturne

« Scène nocturne - Nouvelle » (extrait)
Les mosaïques qui composaient le bord du jacuzzi luisaient d’une lumière douce et presque irréelle qui auréolait le bassin. Les appliques murales prodiguaient une atmosphère tamisée qui seyait à une baignade nocturne et relaxante ; les vapeurs qui se soulevaient de l’eau brillaient par leur effet, comme si elles étaient composées de milliers de paillettes, avant de se dissoudre dans l’air en volutes évanescentes. Des plantes vertes aux larges feuilles, importées de quelque pays exotique, étaient disposées tout autour et fournissaient une intimité supplémentaire bienvenue. Devant lui à une dizaine de mètres, une large baie s’ouvrait sur le balcon en bois qui surplombait un paysage collinaire occupé par de nombreux arbres. Le ciel nocturne se déployait sous ses yeux, sombre et piqueté d’une myriade d’étoiles qu’aucun nuage ne venait couvrir. Isolé, il était isolé du monde. Ils étaient. Enfin, plus maintenant. Malgré ce décor tranquille presque poétique, il ne parvenait ni à se sentir apaisé ni à réussir à se calmer.
La présence du cadavre de son ami à quelques centimètres de lui l’en empêchait de manière irrémédiable.
Tristement, il n’avait même pas eu droit à une belle mort ; les traits de son visage étaient tordus en une moue douloureuse et effrayée, même s’ils s’étaient quelque peu détendus suite au trépas. La large plaie sur son crâne n’était pas visible car elle se trouvait sur la face au contact de l’eau. Elle avait laissé un sillon rouge sur le bord du bassin lors de son passage ; le sang luisait encore, frais. Des nuages pourpres prenaient naissance à partir du crâne brisé pour se disperser dans l’eau. Il n’en doutait pas, avec le mouvement des bulles, le bassin devait en être rempli à présent même si cela ne se voyait pas – ou peut-être n’était-ce qu’une impression. Quelques esquilles d’os et petits morceaux de peau sanguinolente flottaient ou trainaient là où sa tête avait frappé et ne cessaient de lui rappeler ce qu’il venait de se produire. Et lui se trouvait encore dans l’eau, figé en une posture debout, à admirer bêtement tous les témoins de sa culpabilité et de son crime. Que devait-il faire ? Qu’avait-il donc fait ? La colère… elle s’était dissipée et à présent, il réalisait l’énormité de son geste. Il l’avait tué ! Il… il avait frappé son crâne contre… ! Non, il l’avait poussé ! Ou alors… ? Le souvenir commençait à lui échapper tant la situation lui paraissait surréaliste. Il cligna des yeux, hébété, et vacilla une seconde, troublé. Ce… ce n’était pas volontaire et encore moins prémédité mais… il avait tué ! A moins que ce ne fût qu’un simple accident ?
Il ne savait pas quoi faire. Le remords l’envahissait tout entier en même temps que la panique mais aucune de ces émotions ne changerait rien à son problème ni au sort de son ami. Il était mort, c’était irréversible. Et il ne pouvait espérer faire passer cela pour une simple noyade ! Sa gorge se serra. Désespéré, il était désespéré lorsqu’il l’avait poussé, et il l’était encore plus à présent ; son décès n’avait rien amélioré, bien au contraire. L’on saurait rapidement que c’était lui le responsable. Après tout, qui d’autre ? Ils étaient seuls tous les deux dans cette cabane perdue. Devait-il se débarrasser du cadavre ? C’aurait sans doute été le plus logique à faire avec le nettoyage de la scène de crime ; il prétendrait ensuite que l’autre était parti faire un tour et n’était jamais revenu. Cependant, l’idée l’effleura puis disparut tout aussi vite qu’elle était apparue ; c’était au-dessus de ses forces.
Il l’avait tué, et il ne concevait pas de vivre avec cela le restant de sa vie comme s’il n’avait finalement rien à se reprocher. C’était faux ; même si différentes scènes se déroulaient sous ses yeux et qu’il était incapable de déterminer laquelle était vraie, cela ne changeait rien à la finalité. Il était un meurtrier, qu’il l’eût voulu ou non.
Sans réfléchir, il se laissa glissa dans l’eau de sorte à être immergé jusqu’aux épaules. Ce serait tellement plus facile si… pourquoi n’avait-il pas résisté, répliqué ? Il n’en avait pas eu le temps, son geste avait été si violent et si soudain. Pourquoi lui-même l’avait-il poussé si brutalement ? Et s’il se laissait engloutir, que se passerait-il ? Le corps flottait, imperturbable face à ses tourments. Un instant il lui envia cette tranquillité d’esprit. Il n’avait plus de souci à se faire, lui. Il n’y avait plus lieu d’y penser pour lui ; en cela, il était plutôt chanceux. Ne rien ressentir, être juste là, indifférent au reste du monde. Il se fichait de la torture qu’il s’infligeait à lui-même à présent ; lui était en paix désormais mais pas lui. Loin de là.
Il ferma les yeux et se baissa encore un peu jusqu’à ce que son nez effleurât la surface translucide. Il voulait oublier. Oublier ce qu’il venait de se produire, juste l’espace d’un instant. Ou peut-être davantage.
Peut-être à jamais.
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Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2489
23 Avr 2019, 00:37Re: Les défis de Ploum
DEFI #13
Standard 1000 mots.

Objet « Camion »
~¤~
Emotion « Regret »
~¤~
Couleur « Blanc »


Univers : aucun
Longueur : 531 mots

Du 1er jet pas corrigé, désolée ^^

« Escapade dans les bois » (extrait)
– Parce que tu les crois réellement ?
Marc n’avait rien d’un homme superstitieux et cela s’entendait. Du haut de ses deux mètres et avec sa stature imposante, il paraissait à même d’affronter toutes les croyances et de leur mettre des claques en leur riant au nez s’il entendait parler d’elles. Cette fois-ci n’avait pas fait figure d’exception ; les habitants du dernier village qu’ils avaient traversé avant d’arriver là les avaient prévenus d’un danger qui courait dans les bois, de ruines hantées et de fantômes qui rôdaient, surtout la nuit. Malgré tout, les trois amis se tenaient là, juste à côté de leur voiture garée sur le bas-côté de la départementale, à observer tantôt les véhicules qui filaient sur le bitume, tandis le bois qui se déployait derrière eux. Les arbres se dressaient devant eux, sombres et menaçants – surtout pour Kyle. Pas qu’il croyait réellement à ces histoires de fantôme, c’était à dormir debout, ils étaient tous d’accord à ce sujet ; mais toute cette histoire le mettait mal à l’aise. Il aurait été plus logique pour eux, leurs amis disparus, de le signaler à la police ! Peut-être avaient-ils été enlevés ou pire, tués ? Peut-être leur meurtrier sévissait-il toujours dans la zone ? Alors pourquoi étaient-ils là, prêts à s’enfoncer eux-mêmes dans le bois qui les avait avalés quelques heures plus tôt dans le but de les retrouver alors qu’ils n’avaient pour seule information que l’objectif que s’étaient fixé les deux absents ? C’était ridicule et stupide !
Kyle se renfrogna, agacé par la remarque qui lui était adressée.
– Bien sûr que non, lâcha-t-il, acerbe, tandis qu’il s’efforçait de s’en convaincre pleinement.
Il n’y croyait pas. Pas du tout, même. Il y avait juste tellement de fous dans la nature pour que son inquiétude se justifiât. C’était juste cela.
Un bruit métallique et puissant retentit soudain, accompagné de celui d’un moteur, et Kyle sursauta sous la surprise. Sa grimace s’accentua lorsqu’il vit débouler sur la route le camion responsable de cette fanfare et le fusilla du regard durant le bref moment où il fut visible, avant de disparaitre derrière un virage. Lorsqu’il reporta son attention sur Marc, ce dernier souriait largement, amusé, à l’indifférence du troisième qui s’activait dans le coffre de la voiture et qui était resté à l’écart de la discussion jusque-là. Kyle préféra sur tourner vers Raymond afin de ne plus avoir Marc dans son champ de vision. Quelques instants après, Raymond referma le coffre de la voiture dans un claquement sonore, deux grands sacs de randonnée à ses pieds.
– Nous devrions y aller, fit-il d’une voix fatiguée en se frottant le visage. Je pense qu’on a tout.
Il aperçut une trace brune sur la peinture blanche et entreprit de la frotter dans un geste distrait, sans succès. Il abandonna au bout de quelques secondes après un raclement de gorge de Marc. Ce dernier désigna les arbres de la tête.
– Allons-y. Nous avons assez perdu de temps.
Raymond verrouilla la voiture et ils s’en détournèrent pour gagner la forêt derrière eux. Kyle se retourna juste une fois pour fixer la voiture avec regret. Définitivement, il n’était pas sûr que leur initiative fût réellement une bonne idée…
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Valet
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Inscription: 17 Fév 2019, 20:17
Messages: 250
23 Avr 2019, 00:43Re: Les défis de Ploum
Une cabane perdue au milieu des bois... je connais le début de ce film ! xD


Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2489
25 Avr 2019, 02:14Re: Les défis de Ploum
Alors non ce n'est pas une cabane xD Mais c'est clair c'est le genre de scène assez classique, je suppose qu'on pourrait trouver plein de références :p

DEFI #14
Standard 1000 mots.

Objet « Idole »
~¤~
Emotion « Dédain »
~¤~
Couleur « Azur »


Univers : aucun
Longueur : 259 mots

« Le Dieu enfermé (nouvelle) » (extrait)
Ils s’avancèrent, intimidés et fascinés. Tout autour d’eux, la salle, de forme cubique, voyait ses parois recouvertes de fresques. Nombre de couleurs s’enchevêtraient et se déployaient sous leurs yeux ébahis, du rose, de l’azur et du brun, du jaune et du vert, mais aussi et surtout, du rouge et du noir, les couleurs maitresses de la créature qui ne cessait de se répéter dans toutes les scènes. Ils déduisirent aussitôt qu’il s’agissait d’une divinité car son idole trônait fièrement derrière le grand autel de pierre qui lui était consacré, immense et imposante. Le dieu prenait l’allure d’un homme de bonne corpulence au faciès proche du porcidé, avec de larges défenses qui sortaient de sa bouche et un nez empâté. Sa tête était surmontée d’une grande coiffe mais chose étrange, deux serpents en sortaient pour venir s’enrouler autour du cou de la représentation comme pour l’étrangler, gueules ouvertes et crocs lui piquant la peau près de ses carotides. Ses propres lèvres se refermaient sur une boule qui ressemblait vaguement à un bâillon. Les deux mains de la divinité, terminées par des ongles pointus comme des griffes, étaient levées et jointes en une prière, liées de manière artificielle par des chaines qui se poursuivaient sur le corps de la statue jusque dans son dos et derrière ses jambes. Cette attitude pieuse ou repentante était renforcée par sa posture assise, ses genoux plaqués au sol. Pourtant, la divinité surplombait les mortels qu’ils étaient avec froideur, ses yeux plissés les lorgnant avec dédain, comme pour démentir le sentiment qu’on avait voulu lui prêter.
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Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2489
27 Avr 2019, 00:41Re: Les défis de Ploum
DEFI #15
Standard 1000 mots.

Objet « Hologramme »
~¤~
Emotion « Hystérie »
~¤~
Couleur « Blanc »


Univers : aucun
Longueur : 244 mots

« De Charybde en Scylla (Nouvelle) » (extrait)
L’hystérie générale était à son comble et le capitaine ne savait comment en venir à bout. Plus personne ne s’entendait tant tout le monde ajoutait son grain de sel dans une situation déjà compliquée. Une seconde alerte se fit entendre et persista, mais au lieu de réagir on la réduisit au silence, de sorte à pouvoir continuer à tergiverser sur ce qui avait été fait et sur la marche à suivre. Certains injuriaient Blaise pour son intervention et maudissaient sa présence, d’autres en venaient à douter des capacités de réflexion actuelles de leur commandant. D’autres encore n’y comprenaient rien et adoptaient de ce fait une position plus neutre, quoique suspicieuse. De ce fait, le capitaine ne pouvait compter que sur Blaise ; ce qui ne pesait pas bien lourd.
Tout le monde ou presque réprouvait ses ordres et c’était totalement inédit.
Il se mordit les lèvres, agacé, en constatant que certains en étaient même venus à tourner le dos aux hologrammes au travers desquels s’affichaient les principales commandes du vaisseau. Les inscriptions blanches brillaient et défilaient, agitées, en même temps que l’appareil continuait d’avancer dans l’espace, mais elles restaient ignorées de leurs utilisateurs. Le peu de patience qui lui restait fut alors balayé ; il n’avait pas brisé ses principes et pris tant de risques pour qu’ils risquassent de perdre la vie par pure négligence ! Ils ne devaient en aucun cas dériver, cela pourrait signer leur arrêt de mort !
– Il suffit !
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Valet
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Inscription: 17 Fév 2019, 20:17
Messages: 250
27 Avr 2019, 02:31Re: Les défis de Ploum
Et ben, les Cerfboisés sont au taquet pour les défis ! \o/

Tu gères Ploum ! ^^


Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2489
27 Avr 2019, 22:29Re: Les défis de Ploum
Merci x) C'est vrai qu'on est assez actifs sur ce coup-là !

DEFI #16
Standard 1000 mots.

Objet « Revolver »
~¤~
Emotion « Témérité »
~¤~
Couleur « Rouge »


Univers : aucun
Longueur : 423 mots

Là encore un 1er jet, désolée s'il reste des coquilles et des maladresses ^^

« Escapade dans les bois » (extrait)
Ils errèrent entre les arbres pendant de longues minutes dans un silence total. Aucun chemin n’était réellement tracé et les broussailles étaient nombreuses, ce qui compliquait grandement leur tâche. Les troncs gris et sinueux donnaient au décor un relent sinistre qui leur donnait des frissons dans le corps et des sueurs froides dans le dos. Leur volonté s’émoussait et peu à peu, ils en venaient à se demander si leur élan n’était pas que pur acte de témérité mal placé. C’était le boulot des enquêteurs, si tant est qu’il y avait lieu de s’inquiéter, pas de civils tels qu’eux. Ce n’était pas leur place. Ce n’était définitivement pas là leur place…
Pourtant ils continuaient d’avancer, déterminés à retrouver leurs amis et à leur remonter les bretelles pour le silence radio dont ils les affligeaient. Ils préféraient ne plus envisager des hypothèses plus sombres susceptibles de l’expliquer, au risque de faire demi-tour. Même si Marc avait emmené avec lui son revolver, cela ne les apaisait qu’en partie. Ils n’étaient pas totalement démunis mais n’étaient pas bien armés non plus.
Après un temps infiniment long qui leur avait semblé durer des heures, des pans de murs clairs partiellement détruits et en partie rongés par la végétation s’esquissèrent entre les arbres. Ils bifurquèrent pour prendre leur direction. Il était difficile de juger s’il s’agissait réellement des ruines que recherchaient leurs amis mais de toute manière, eux aussi avaient dû les apercevoir et faire au moins un détour là-bas pour le vérifier. Alors ils les imitaient et verraient sur place ce qu’il en était.
Soudain, ils firent face aux ruines et s’arrêtèrent juste devant. De l’ancienne église il ne restait plus que les murs et un bout de toiture. Le clocher n’est plus, réduit uniquement à l’ouverture où ils supposaient qu’il avait été. D’autres fenêtres découpaient la structure mais elles étaient toutes vides – aucun vitrail n’avait survécu aux dégâts du temps. Le tout composait un paysage morne et gris, triste, et le fait que la végétation eût repris ses droits en ce lieu et avalât progressivement ces pierres accentuait l’impression d’oubli qui pesait en ces lieux, encore présents mais qui n’existaient presque plus. Ce n’était qu’une question de temps, là encore. A savoir ce qui intéressait tant leurs amis en cet endroit ; c’était juste lugubre et froid. La seule chose qui rompait la monochromie de ce paysage monotone était une tâche rouge qui surplombait l’essentiel de la structure, là où, le supposaient-ils, se trouvait auparavant la cloche. Elle demeurait fixe mais son origine leur était inconnue.
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Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2489
29 Avr 2019, 00:54Re: Les défis de Ploum
DEFI #17
Standard 1000 mots.

Objet « Pain »
~¤~
Emotion « Folie »
~¤~
Couleur « Blanc »


Univers : fanfic basée sur l'univers du Serpent qui Danse d'Elia
Longueur : 838 mots

« La fin d'une innocence » (extrait)
Alice glissa son bras derrière son dos au passage de sa mère pour y cacher la petite boule de pain récupérée aux cuisines avec la complicité de la cuisinière. Celle-ci avait promis de ne pas en rendre compte à la maitresse des lieux et elle la croyait ; elle n'avait aucune raison de lui mentir ni de la dénoncer. Elle attendit qu’Erine disparût de son champ de vision pour gagner les escaliers et monter à l’étage, la miche chaude pressée contre son ventre dans l’espoir de la masquer à la vue des autres. Elle-même avait déjà pris son petit-déjeuner ; seule. C’était quelque chose d’assez inhabituel au sein de leur famille mais l’ambiance était étrange ces derniers temps. Tout le monde au sein du manoir en était conscient ; depuis quelques jours, rien n’était plus tout à fait pareil. Sa mère s’efforçait d’agir comme si ce n’était pas le cas mais personne n’était dupe. Elle était agitée et préoccupée et deux de ses enfants, Adam et Isaure, ne se croisaient plus, alors que leur fratrie avait toujours été très soudée. Leur père avait été tout aussi perplexe au début ; puis il avait abondé dans le sens de sa femme, sans doute en apprenant ce qu’il en était. Personne d'autre n'avait été mis dans la confidence et donc, personne ne connaissait la raison d'une telle conduite ; mais personne n’osait en parler pour autant, du moins pas de manière assumée. Car nombre d’hypothèses se murmuraient entre ces murs sans qu’aucun ne sût laquelle était exacte ni même si une seule d’entre elles l’était.
Mais Alice, elle, avait sa petite idée sur la question.
Elle se rendit devant la porte de la chambre de sa sœur et toqua. Aucune réponse. En temps normal, Alice aurait considéré qu’Isaure ne s’y trouvait pas, or elle savait que c’était le cas ; sa jumelle sortait peu ces derniers temps. Ce petit jeu durait depuis plus d’une semaine, depuis que leur mère avait décrété qu’Adam partirait chez leur tante et que, jusqu’à ce qu’il parte, Isaure et lui devraient se tenir éloignés. Pourquoi des mesures aussi radicales ? Alice aurait pu spéculer comme le personnel du manoir mais elle savait. Pour les autres, une telle chose était inconcevable et personne n’y songerait jamais – pour eux, ce ne serait que pure folie. Elle-même devinait que c’était plus compliqué que cela mais les gens ne pouvaient pas comprendre. Elle non plus. Elle en avait d’ailleurs souvent douté – comment cela les avait-il touchés ? Mais elle les connaissait tellement.
Au fond d’elle-même, elle l’avait toujours su. Et elle avait préféré taire cette évidence ; jamais elle ne se serait résolue à les dénoncer.
– Isis ? Ouvre s’il te plait, c’est moi ! finit-elle par supplier dans l’espoir d’obtenir une réaction.
Le silence salua ses paroles. Elle se mordit les lèvres, chagrinée. Elle n’osait pas entrer sans sa permission même si l’envie la démangeait. Elle l’aurait fait en d’autres circonstances mais pas en celles-ci, alors qu’Isaure était au plus mal. Ce serait empiéter sur ce qui était devenu son unique refuge.
Bien qu’elle l’eût attendu, Alice sursauta lorsqu’elle entendit la voix étouffée de sa sœur à travers la porte, étrangement faible :
– Entre. La porte n’est pas bloquée.
Alice obtempéra aussitôt. Contrairement à ce qu’elle craignait, la pièce était claire et les rideaux tirés, laissant pénétrer le jour à l’intérieur. Après avoir refermé la porte derrière elle, elle s’avança et retrouva sa sœur de dos, assise sur son lit et son attention tournée vers la fenêtre. Celle-ci était encore vêtue de sa tenue de nuit. Vue ainsi, sa silhouette paraissait si frêle que le cœur de sa jumelle se serra mais elle passa outre ce sentiment et vint s’asseoir juste à côté d’elle pour la scruter avec application. Elle était pâle, ses cheveux laissés libres sur ses épaules et ses traits torturés. Elle souffrait et hésitait, perdue et déchirée. Anéantie. Comme si un rêve s’était effondré, et Alice savait que c’était le cas en quelque sorte. Elle et Adam… La fatalité s’était abattue sur eux et ils avaient cessé de lutter contre elle. Tant que cela ne s’était pas su, ils avaient profité d’instants volés pour s’offrir une liberté qu’ils n’avaient pas mais à présent… Leur mère avait dû les voir, assurément, et le rêve avait pris fin si violemment pour laisser place à l’impitoyable réalité. Ils n’en avaient pas le droit. Ils le désiraient mais ils n’en avaient pas le droit. Gabriel lui-même l’avait interdit. C’était terminé – le rêve était passé.
Et le réveil particulièrement douloureux.
Isaure baissa les yeux, honteuse, sans doute dans l’espoir qu’Alice ne s’en rendît pas totalement compte mais c’était déjà trop tard. Dans un geste nerveux, cette dernière plissa sa robe blanche d’une main tandis qu’elle réfléchissait à un moyen d’entamer la conversation. Quelques miettes de pain tombèrent alors sur le tissu et lui rappelèrent la présence du morceau qu’elle tenait encore dans son autre main. Elle le tendit vers sa sœur ; après tout, elle l’avait amené expressément pour elle.
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Valet
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Inscription: 17 Fév 2019, 20:17
Messages: 250
29 Avr 2019, 01:04Re: Les défis de Ploum
First à laisser un com' sur le Conteur ! \o/


Ambassadrice des Cerfboisés
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Inscription: 31 Mai 2017, 17:24
Messages: 2489
01 Mai 2019, 18:54Re: Les défis de Ploum
Vu, merci de ton commentaire <3

DEFI #18
Standard 1000 mots.

Objet « Luge »
~¤~
Emotion « Effroi »
~¤~
Couleur « Abricot »


Univers : aucun
Longueur : 757 mots

« Une mauvaise idée » (extrait)
Les deux enfants ricanèrent alors qu’ils couraient, fiers de leur forfait, une luge calée entre leurs bras. Elle était belle, entièrement faite d’un bois sombre et ciré qui respirait l’ancien et l’élégance dans sa simplicité. Longue, elle offrait la possibilité de s’asseoir à deux sur son plateau. Aucun des deux gamins n’avait la moindre idée de l’identité de la personne à qui ils l’avaient volé ; ils l’avaient trouvée calée contre un mur près d’une porte close, sans doute dans le but d’être bientôt utilisée. Elle le serait effectivement… mais par eux !
Les propriétaires n’avaient dû remarquer le vol car personne ne cria et ils s’éloignèrent de la résidence sans le moindre problème. Seule la fine couche de neige qui encombrait les rues, réduite à l’état de boue glissante par endroits du fait des passages réguliers, les ralentissait quelque peu. Autour d’eux, quelques adultes s’étonnèrent de leur course mais au lieu d’y voir un délit, ils n’y virent que des jeux d’enfants et s’en émurent. C’était même l’occasion pour certains de se rappeler leur propre jeunesse.
Emportés par l’enthousiasme, ils ignorèrent les parfums alléchants de pâtisserie, de chocolat et d’abricots confits et quittèrent les abords du village pour se trouver un endroit tranquille où essayer leur nouveau jouet. La neige y était plus épaisse et de meilleure qualité, fraiche et presque intouchée, de ce fait ils n’eurent pas à s’éloigner beaucoup ; tout juste gagnèrent-ils la lisière du bois. Le sol descendait en une pente douce mais suffisante pour assurer une bonne glisse. Ils posèrent la luge et se redressèrent, un instant refroidis par la vue sinistre qui se déployait devant eux. Les arbres malingres se dressaient, leurs troncs sombres et sans feuilles pointés vers le ciel, et étaient si espacés qu’ils traçaient de larges chemins entre eux. Il n’y avait presque aucun conifère ; de ce fait, le paysage donnait l’impression que le sommeil voire la mort s’en était saisi. Heureusement que le village dans leur dos était là, avec ses bruits étouffés et ses lumières, pour rappeler qu’il y avait également de la vie autour d’eux.
Aussi les deux enfants ne perdirent pas davantage de temps et s’assirent sur la luge, une fois qu’ils l’eussent placée en un point où amorcer facilement leur descente. Les jambes placées de part et d’autre du plateau, ils donnèrent une légère impulsion avec leurs pieds et gloussèrent en les ramenant devant eux tandis qu’ils se laissaient porter par la vitesse. Ils s’abandonnèrent un instant à l’euphorie qui s’empara d’eux. C’était fantastique !
Sauf que la luge prenait de plus en plus de vitesse, de sorte qu’ils n’en maitrisaient plus la direction. Ils voulurent alors la stopper mais ce fut en vain.
– Qu’est-ce qu’il se passe ? cria celui de derrière, qui voyait difficilement le paysage qui défilait devant eux.
Ils crièrent lorsqu’un arbre immense se dressa en travers de leur route et crurent leur course prendre fin là ; ils prièrent juste pour finir en un seul morceau mais y voyaient là aussi une forme de chance, s’ils n’étaient pas trop blessés. Cependant, la luge bifurqua d’elle-même et évita l’obstacle. Ils se figèrent et écarquillèrent les yeux, hébétés, sans comprendre ce qu’il venait de se passer. Ils n’avaient strictement rien fait et les choses s’étaient passées trop vite, comment… ?
– J’en sais rien ! lui répondit le premier.
Avec effroi, ils virent la luge poursuivre sa course et slalomer entre les arbres comme mue d’une volonté propre, avec eux à son bord et réduits à l’état de simples spectateurs. Toute joie s’était envolée, remplacée par la peur, et ils ne désiraient désormais plus qu’une seule chose, qu’elle s’arrête enfin. Ils n’auraient jamais dû la voler !
Après de longues minutes de torture où ils crièrent et pleurèrent, incapables d’arrêter l’objet dans son élan et indéniablement seuls dans leur malchance, la luge s’arrêta brusquement sans raison apparente. Les deux enfants furent projetés hors de son plateau mais au lieu de retomber dans la neige, ils tombèrent dans un large trou devant lequel la luge s’était stoppée. Ils n’eurent pas le temps de reprendre leurs esprits, leurs joues couvertes de larmes, qu’une ombre les recouvrit. Ils levèrent la tête. Une haute et large silhouette les surplombait, trop sombre pour être discernée dans ses détails. Tout ce qu’ils virent fut le large sourire qui se dessina sur ce qui devait être son visage, un sourire sans lèvres aux dents brillantes et pointues. Ils se serrèrent l’un contre l’autre, effrayés ; ce n’était en rien une main secourable qui leur serait tendue.
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01 Mai 2019, 22:31Re: Les défis de Ploum
DEFI #19
Standard 1000 mots.

Objet « Rondin »
~¤~
Emotion « Anxiété »
~¤~
Couleur « Rose »


Univers : aucun
Longueur : 416 mots

« Escapade dans les bois (Nouvelle) » (extrait)
Elle ajoutait une note inquiétante à l’endroit, comme si quelque chose le hantait. Ils se rassuraient en songeant qu’il devait y avoir une explication rationnelle à cela ; si cela fonctionna pour Marc et Raymond qui s’en détournèrent rapidement pour scruter les lieux, ce fut moins vrai pour Kyle. Les yeux de ce dernier ne quittèrent pas la lueur et la jaugeaient avec anxiété, bien qu’elle n’eût bougé à aucun moment.
– Joshua ? Hélène ? cria le plus grand d’entre eux.
Kyle sursauta et se retourna vers lui avec des yeux écarquillés, se demandant quelle folie l’avait saisi pour hurler aussi fort en un endroit pareil. C’était un coup à se faire repérer !... Mais par qui et pour quelle raison ? Kyle perçut rapidement à quel point sa réaction était disproportionnée et tenta de se rasséréner mais rien n’y faisait. S’il se convainquait assez aisément de son ridicule concernant de potentiels esprits rôdant dans les ruines, c’était moins évident pour ce qui était d’éventuels tueurs bien humains. Il n’était pas impossible que leurs amis eussent croisé leur route. Il se fit peur lui-même alors qu’il avançait de quelques pas avec prudence, ramassé sur lui-même, lorsque son pied buta quelque chose au sol ; il sursauta et glapit tandis que ses yeux tombaient sur l’objet en question. Il se trouva qu’il ne s’agissait que d’un simple rondin de bois rongé par la mousse. Il porta la main sur sa poitrine et s’efforça de calmer sa respiration. Son cœur battait la chamade, en rythme avec ses angoisses. A force de s’inquiéter inutilement, il risquait de se tuer tout seul avec une crise cardiaque due à la panique, sans qu’il n’y eût besoin d’une intervention extérieure pour cela. Il était pathétique.
Cette impression se renforça lorsqu’il s’aperçut que ses deux amis le jaugeaient avec un air blasé.
– Tu devrais vraiment prendre des cours de gestion du stress, fit brusquement Marc avant de se détourner de lui pour pénétrer dans l’enceinte de l’ancienne église.
Kyle en fut un peu vexé, estimant que cela n’avait rien à voir, mais il ne chercha pas à rétorquer, conscient qu’il n’avait pas grand-chose à dire et qu’il avait, de toute façon, déjà perdu l’attention de son auditoire. Combien de fois avait-il déjà eu une conversation aussi stérile et vaine de toute façon ? Il se força à les suivre malgré la crainte sourde en lui, glissant sa main dans sa poche pour en extraire sa boule à fils anti-stress rose en silicone souple.
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Valet
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Inscription: 17 Fév 2019, 20:17
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01 Mai 2019, 22:37Re: Les défis de Ploum
Tu gères trop bien les défis ! Cerfboisés Powa ! \o/


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03 Mai 2019, 11:09Re: Les défis de Ploum
Moins que toi quand même xD Merci !

DEFI #20
Standard 1000 mots.

Objet « Pâte »
~¤~
Emotion « Colère »
~¤~
Couleur « Vert »


Univers : Sad
Longueur : 896 mots

Sad - Chapitre 3 : L'attraction du dehors

« Sad Chapitre 3 » (extrait)
Sad admira la pâte informe entre ses mains et poussa un soupir dépité. Elle tentait tant bien que mal d’en faire une boule ronde et bien pétrie mais l’exercice de cet art semblait vouloir lui échapper. Tout juste avait-elle obtenu une chose grumeleuse et filandreuse, aussi appétissante qu’une épaisse potion bulleuse de sorcières comme dans les contes. C’est-à-dire pas du tout.
Elle abandonna le pétrissage et s’assit, déconcertée et ennuyée. Qu’avait-elle donc manqué ? Elle avait cru avoir bien suivi toute la recette. Elle était à peu près sûre, déjà, d’avoir mis tous les ingrédients et ce, dans le bon ordre. Peut-être ses gestes n’étaient-ils pas assez vigoureux. Il était vrai qu’elle n’avait pas beaucoup de force dans ses bras et elle n’était qu’une petite poupée de bois et de cire. Mais ce n’était pas tant cela qui l’agaçait ; le pire était qu’elle se fichait comme d’une guigne de ce gâteau qui n’était pas prêt d’en être un. Peut-être le problème était-il là en définitive ; elle n’avait été concentrée à aucun moment et inconsciemment, la pression qu’elle appliquait devait en être impactée. Son attention était attirée ailleurs, bien loin de cette activité entreprise dans le but d’interrompre son ennui et sa solitude. Dehors.
La fenêtre de la cuisine donnait sur l’extérieur, le parc du domaine et au-delà, là où elle ne s’était jamais aventurée. Elle avait eu la bonne idée de se placer devant, à cause d’un besoin irrépressible d’y jeter de fréquents coups d’œil. Cette pléiade de mouchetures vertes aux différentes teintes qui se déployait à travers la végétation la fascinait. Elle était ponctuellement interrompue par quelques touches d’autres couleurs, du brun et du noir essentiellement, mais l’étendue herbeuse se voyait agrémentée de nombreuses petites fleurs qu’elle ne distinguait que sous forme de points. Cela faisait plusieurs jours qu’elle désirait s’y rendre, découvrir le monde extérieur et son apparente infinité, et plus le temps s’égrenait plus ce désir montait en puissance. Pourtant, jamais encore elle n’avait osé le Lui demander. Jamais Il ne le lui avait proposé, à aucune de ses sorties. Il ne l’avait jamais évoqué d’ailleurs. Et Sad ne savait pas quoi en conclure, si cela lui était possible.
Ai-je réellement besoin de le Lui demander ? Avait-Il une raison de refuser ?
Elle frotta ses mains l’une contre l’autre pour les épousseter et retirer la farine et les bouts de pâte qui y collaient avant de les essuyer avec un chiffon. Elle descendit ensuite de sa chaise, abandonnant son œuvre inachevée par la même occasion. Celle-ci pouvait bien attendre ; elle était ratée de toute façon et Sad n’avait aucune idée de comment la rattraper. Pour le moment elle n’avait pas la tête à cela ; l’extérieur l’obsédait et ses pensées en étaient envahies. Seul cela lui importait pour l’instant. Et si elle essayait ? Peut-être arriverait-elle à ouvrir la porte toute seule ? Il était trop occupé et elle ne souhaitait pas Le déranger dans son travail, même si elle n’entendait rien à ce qu’Il faisait sur son ordinateur – elle avait mis un peu de temps avant de retenir le terme. Et puis elle devait apprendre à se débrouiller sans lui car il ne pouvait être toujours là pour l’aider, n’est-ce pas ?
Forte de ces convictions, Sad s’éloigna et quitta la cuisine pour gagner l’entrée du manoir. Du fait de sa petite taille, cela lui prit un temps conséquent mais enfin, elle parvint devant la grande porte de bois et de fer ouvragé. Elle leva la tête pour en contempler toute la hauteur et à cette vue, son courage fut soufflé par l’ampleur de la tâche. La poignée était si haute et la structure si massive et si lourde ! Une ombre la recouvrit sans qu’elle ne le réalisât, tandis qu’elle réfléchissait à un moyen de procéder. Sa voix interrompit ses réflexions et la fit sursauter :
– Qu’attends-tu là ?
Sad se retourna vers le visage de son créateur, remplie d’espoir, mais elle fut refroidie par la froideur de ses traits. De la colère couvait dans ses yeux sans qu’elle n’en comprît la signification. Qu’avait-elle donc fait de mal ? Elle se tenait juste devant la porte !
– J-je voulais juste sortir, voir le dehors. Voir comment c’est.
– Il n’y a rien à voir là-bas.
Il se baissa pour la ramasser et la prendre dans ses bras et elle constata, déçue, qu’Il se détournait de la porte. Ce ne serait sans doute pas pour aujourd’hui. Ni pour bientôt sans doute, vu le déplaisir qu’Il manifestait à son initiative.
– C’est dangereux, dehors. Trop pour une petite poupée comme toi.
Sad se ramassa sur elle-même, attristée. Elle aurait tellement aimé pourtant !
– Pourquoi ? fit-elle d’une petite voix, elle-même étonnée par sa hardiesse. Quel risque y a-t-il à se promener dans le parc ?
Elle s’ennuyait tellement, cloitrée à l’intérieur. Jamais elle n’était sortie de ce manoir depuis sa naissance.
Il garda le visage fermé et mit quelques secondes avant de répondre :
– Beaucoup de choses. D’être blessée. Toutes les créatures qui y vivent ne sont pas gentilles. Voire de disparaitre. Dehors, c’est la loi du plus fort qui s’applique et tu n’es pas prête pour affronter cela.
Sad frissonna mais ne dit rien. Elle baissa la tête, abattue. Elle ne demanda même pas quand elle le serait.
Apparemment, à entendre l’intonation de sa voix, ce moment ne viendrait jamais.
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03 Mai 2019, 22:26Re: Les défis de Ploum
DEFI #21
Standard 1000 mots.

Objet « Ventilateur »
~¤~
Emotion « Folie »
~¤~
Couleur « Rose »


Univers : Nouvelle Escapade dans les bois
Longueur : 350 mots

« Escapade dans les bois » (extrait)
Ils gagnèrent ce qui fut l’intérieur de l’ancienne église, à présent à ciel ouvert. D’après ce qu’il en restait, elle avait été assez simple dans sa construction et les ornements y étaient peu présents. Aucun vitrail n’avait survécu ni rien d’autre hormis la pierre et les carcasses des anciens bancs qui jonchaient le sol dallé, réduits en des tas informes rongés par la moisissure. La végétation commençait à reprendre ses droits sur la bâtisse ; déjà des mottes d’herbes avaient poussé ici et là et des plantes grimpantes avaient profité des interstices pour s’y glisser et pénétrer plus en profondeur, fragilisant ainsi davantage la structure déjà malmenée. Quelques fleurs apportaient ici et là quelques touches de couleur, essentiellement du liseron blanc et rose. Devant eux se dressaient l’autel et une sculpture décapitée tant délabrée que son identité était méconnaissable. La coupure en était nette comme si quelqu’un avait été pris de folie et s’était lui-même chargé de cette besogne. Peut-être y avait-il une raison censée à cela mais elle leur échappait à tous trois. Rapidement, ils y perdirent leur intérêt ; la statue était trop miteuse pour lui conférer une aura particulière qui aurait concentré les regards plus longtemps. Hormis cela, la salle était vide et nulle trace de passage récent d’un être vivant n’était visible – si ce n’était ceux d’araignées qui y avaient élu domicile.
Nulle trace de leurs amis donc.
– Mais où ont-ils bien pu passer ? râla Marc en croisant les bras, agacé. Ça commence à bien faire cette histoire ! Ils vont m’entendre quand nous aurons remis la main sur eux !
Kyle frissonna, nettement moins optimiste que le colosse. Peut-être y avait-il une très bonne raison à leur silence et à leur absence, une bien mauvaise raison pour eux… Les choses n’évoluaient pas dans le bon sens en tout cas.
Soudain, un puissant bruit de pâles retentit, comme si quelqu’un avait allumé un ventilateur géant. Tous trois sursautèrent, effarés, et se retrouvèrent les uns contre les autres. Enfoncés aussi profondément dans la forêt en un endroit aussi perdu, ce bruit n’était tout simplement pas normal.
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04 Mai 2019, 16:35Re: Les défis de Ploum
DEFI #22
Standard 1000 mots.

Objet « Brique »
~¤~
Emotion « Tristesse »
~¤~
Couleur « Argenté »


Univers : Nouvelle Escapade dans les bois
Longueur : 464 mots

Désolée pour les fautes, c'est du 1er jet même pas relu x)

« Escapade dans les bois » (extrait)
Cependant, le suspens ne dura pas longtemps ; des jurons furent maugréés, en partie étouffés par le mur qui les devançait juste derrière la statue décapitée et en partie couverte par le bruit infernal de la machine. Les trois tiquèrent et leurs regards s’entrecroisèrent, puis Marc fronça les sourcils. La voix était si ténue qu’elle était difficile à reconnaitre, pourtant il y trouvait un écho de celle de Joshua.
– Tu t’es trompé de bruitage, imbécile ! Comment veux-tu rendre crédible la présence d’un ventilateur ici ?
C’était celle d’Hélène. Raymond roula des yeux, exaspéré par leurs enfantillages. Ils avaient eu peur pour eux et voilà comment ils les remerciaient, en tentant de leur faire une blague pourrie ! Quelle bande de gosses. C’était bien la peine.
Marc se retint de saisir une brique au sol pour le leur jeter sur la tête une fois qu’ils seraient en vue, cependant il ne le fit pas. Au lieu de cela, les trois amis quittèrent l’enceinte de l’église par un trou qui béait le mur et la contournèrent pour rejoindre l’origine de ces voix. Un éclat argenté dépassa entre les feuilles et les murs et dénonça les deux compagnons avant qu’ils ne les vissent réellement. Lorsqu’ils furent plus près, ils reconnurent le téléphone portable de Joshua. Les deux compères étaient penchés sur ce dernier et n’avaient pas remarqué leur approche. Hélène râlait en partie sur son compagnon en même temps qu’elle s’efforçait visiblement de lui expliquer quelque chose et Joshua encaissait sans rien dire, pianotant avec dextérité sur son appareil pour s’exécuter rapidement. Un sourire sardonique se dessina sur les lèvres de Marc, déterminé à se venger. Il n’attendit pas pour mettre son plan à exécution, tant qu’ils étaient trop concentrés ailleurs pour s’apercevoir de leur présence. Il sauta à leurs côtés en hurlant pour les effrayer et cela fonctionna ; ils bondirent avec des glapissements de peur et Joshua en lâcha son portable. Le colosse fut alors pris d’un rire irrépressible alors que les deux complices le fixaient avec des yeux écarquillés et hébétés et que les deux autres apparaissaient à leur tour. Hélène fut la première à se reprendre et elle bondit sur ses pieds, une moue mécontente aux lèvres.
– Marc ! Ça ne se fait pas de faire peur aux gens comme ça, espèce d’imbécile indélicat ! Tu –
– Parce que tu veux réellement nous faire croire que ce n’est pas ce que tu as tenté de faire ? ricana-t-il, amusé.
Elle renifla avec dédain et refusa de répondre. A côté d’elle, Joshua avait fini par ramasser son portable et le scrutait avec tristesse, désolé que leur si beau plan fût tombé à l’eau de cette façon. C’avait pourtant été une occasion à ne pas rater et qui ne se représenterait pas de sitôt.
Dommage.
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23 Mai 2019, 00:17Re: Les défis de Ploum
DEFI #23
Standard 1000 mots.

Objet « Fruit »
~¤~
Emotion « Haine »
~¤~
Couleur « Violet »


Univers : Sad chapitre 4
Longueur : 661 mots

« Chapitre 4 Sad » (extrait)
Encore une fois, l’ennui. Sad poussa un soupir à fendre l’âme tout en fixant le petit fruit calé entre les paumes de ses mains. La peau de la cerise était lisse et brillante sous la clarté du jour et sa couleur presque sanguine, d’un rouge profond, la rendait d’autant plus appétissante, pourtant Sad avait le ventre noué – et puis de toute façon, elle ne ressentait pas la faim. Elle restait là sans rien faire et l’observait sans trop la voir, distraite. Elle ne l’avait récupérée que par oisiveté et par attrait pour son bel aspect mais était indécise quant à son usage. La corbeille à fruits était à une longueur de bras pendant qu’elle-même était assise sur la table, les jambes pendant dans le vide. Il lui aurait donc suffi de la reposer ; pourtant, elle ne s’y résignait pas. Ses mains croisées glissèrent sur ses cuisses et se calèrent entre ses jambes, le fruit toujours à la même place. Elle reporta son visage vers la fenêtre. Elle n’y pensait déjà plus.
La destinée du fruit n’était pas tant une réelle préoccupation.
Dehors, le temps était magnifique. Le ciel était d’un bleu azur éclatant, moucheté de quelques rares nuages blancs qui, pour la plupart d’entre eux, s’étiraient en de minces filets cotonneux. Le parc en contrebas et le bois qui le ceinturait étaient resplendissants, le vert de la végétation souligné par la lumière de l’astre solaire qui les baignait entièrement. Les nuances de blanc, de rose et de violet des parterres de fleurs ressortaient en des plages éparses sur l’herbe tendre et conféraient au tableau un cadre des plus féériques – avec un peu de volonté et d’imagination, Sad pouvait presque voir ces dernières voleter parmi les feuilles et les broussailles. Cela faisait plusieurs jours depuis que l’incident avait eu lieu, plusieurs jours depuis qu’elle avait cherché à sortir sans y parvenir et qu’Il l’en avait empêchée, lui décrivant alors un monde rempli de haine et de violence. Pourtant, la vision que lui accordait la vitre dépeignait une toute autre histoire ; le paysage était magnifique et idyllique, si paisible que Sad avait beau y réfléchir, elle ne comprenait pas Ses mots. Qu’avait-Il signifié par là, alors que tout paraissait si calme ? A cet instant, elle se tendit tandis qu’au loin, elle aperçut une silhouette brune se dessiner entre les troncs des arbres et s’avancer prudemment dans la grande étendue herbeuse. Elle s’arqua un peu dans le désir de l’observer sous un meilleur angle sans réussir, tant elle était petite et tant la différence entre sa position actuelle et la précédente était faible. Une biche, devina-t-elle, malgré la petite taille de la chose en question et la vision un peu troublée. L’animal trotta de plusieurs pas incertains avant de s’arrêter et de baisser la tête pour brouter, sans démontrer une once de crainte. Sad savait que cette espèce n’était pas des plus courageuses, comme c’était le cas dans plusieurs histoires qu’elle avait lues, or là son représentant ne montrait aucune réticence. Où étaient donc les atrocités décrites par son Créateur ? Elle ne percevait que douceur et beauté tranquille. La curiosité la taraudait toujours. La simple idée de parcourir ce jardin lui procurait un puissant sentiment d’exaltation, loin de l’abattement et de l’ennui qui la pesaient ici. Mais elle Lui avait promis de ne pas sortir et elle ne voulait pas lui causer du tracas.
Pourtant, l’envie n’avait jamais cessé de la démanger et même de croitre et il lui arrivait parfois, souvent même, de souhaiter y céder au moins une fois.
Ses yeux restaient rivés vers le parc et son rare occupant qu’elle aurait tant désiré approcher. Si tant est qu’elle y parvînt, ils fuyaient promptement au moindre signe et étaient véloces. Elle poussa un autre soupir. Encore faudrait-il sortir pour en avoir seulement l’occasion… Toutefois, le problème était toujours le même : cette initiative susciterait Son inquiétude, elle en était assurée.
Mais avait-Il réellement besoin de le savoir ?
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21 Juin 2019, 16:00Re: Les défis de Ploum
DEFI #24
Standard 1000 mots.

Objet « Mûre »
~¤~
Emotion « Joie »
~¤~
Couleur « Doré »


Univers : Sad chapitre 5
Longueur : 659 mots

« Sad Chapitre 5 » (extrait)
La fenêtre. Cela faisait des jours qu’elle réfléchissait à un moyen de sortir du manoir, des jours qu’elle déambulait dans les couloirs et dans les pièces, du moins dans celles qui lui étaient accessibles, afin de déterminer les différentes possibilités qui s’offraient à elle. Il n’y en avait pas beaucoup, en définitive. Sa petite taille la handicapait énormément, que ce fût pour se déplacer ou pour grimper, et nombre de choses lui était, de ce fait, impossibles à atteindre et à utiliser. Elle plissa les yeux devant la petite feuille jaune posée juste devant elle entourée de quelques mûres et framboises éparpillées, tombées là après son mouvement malencontreux. Elle y avait griffonné des lignes dans le but d’y prendre des notes et d’y mettre à plat ses observations et d’éventuelles idées mais comme elle ne savait pas écrire, ce n’étaient que des gribouillis informes – elle ne s’en était rappelé que trop tard, lorsqu’elle avait été confrontée au problème. Jamais Il n’avait pris le temps de lui apprendre, jamais Il ne l’avait même évoqué. Il n’était même pas sûr qu’Il y eût déjà pensé un jour.
Alors elle restait assise devant sa petite feuille chiffonnée à tenter de faire le bilan dans sa tête en espérant qu’elle suffît à en tirer une solution. Un mal pour un bien, il n’y avait pas grand-chose ; ses possibilités étaient si maigres qu’elle ne risquait pas d’oublier ces dernières car il n’y avait pas non plus foule d’accès vers l’extérieur, malgré la grandeur démesurée du manoir. La porte principale était à oublier, tant elle était haute ; sa poignée était inatteignable. Les autres portes, d’anciennes portes de service qui ne servaient plus du fait qu’Il vivait seul ici, avaient été condamnées. Ne restaient que les fenêtres mais cela dépendait encore de leur localisation ; certaines étaient inenvisageables pour différentes raisons. Se posait ensuite le souci de leur ouverture puis de sa propre sortie. Serait-elle blessée si elle sautait de l’étage ? Se briserait-elle à l’impact avec le sol ? Cette simple idée la faisait frissonner mais ne la dissuadait pas de poursuivre ses réflexions. Un simple coup d’œil vers le parc suffisait à faire flamboyer son désir de découverte et de voyage et balayait ses craintes. Après tout elle n’était qu’une poupée, elle n’avait pas de système nerveux, alors était-elle réellement susceptible de ressentir la douleur ?
Elle se glissa hors de sa chaise pour retourner au sol, l’attention égarée vers la fenêtre. La tentation était immense et peut-être était-ce là son unique chance ; celle-ci était ouverte. Le ciel était gris mais quelques rayons perçaient à travers les nuages et l’un d’eux jouait des éclats dorés sur le cadre vitrifié. Elle s’en rapprocha et se hissa sur le bord. Un sentiment d’euphorie la gagna tandis qu’elle se penchait, passant la tête hors des épais murs, et qu’elle sentit un vent frais balayer ses cheveux. Comment en était-elle capable ? Peut-être était-ce cette même magie qui était responsable de son existence. Elle se pencha un peu plus. Elle n’était qu’au premier étage mais le sol herbeux lui semblait loin, très loin en dessous d’elle. Devait-elle sauter ? Devrait-elle prendre une corde ou autre chose pour descendre ? Elle n’en avait pas le temps et elle ne savait pas où il y en aurait ni si elle était capable de les porter. Il n’était pas là, c’était l’occasion rêvée si elle souhaitait s’extirper hors de ces murs. Mais comment ferait-elle pour rentrer ensuite ? Elle écarta aussitôt cette pensée. Le problème ne se poserait pas avant un moment. Elle se tourna de sorte à placer ses jambes de l’autre côté et un grincement retentit ; ainsi étaient-elles suspendues au-dessus du vide. Un sourire rempli de joie naquit sur ses lèvres. Elle allait enfin voir ce paysage qui s’étalait devant ses yeux de plus près ! On aurait presque dit un rêve. Elle s’avança un peu plus, prête à se laisser tomber.
– Que fais-tu ?
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