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1 « Gaïa »
Prologue « (remanié) »
Publié par Aislune S., le jeudi 16 mars 2017

Elle court.

Elle fuit la mort qui lui a volé ses parents, qui lui a volé un fragment de son existence. Elle court et court sans s’arrêter, sans regarder où elle va... Silence.

Perdue.

Elle s’est égarée. Elle ne retrouve plus le chemin de la maison. Quelle solution ? Retourner en arrière ? Les restes de raison qui subsistent en elle ploient sous son instinct. Ces bois ne lui rappellent rien.

Pourtant, ses jambes l’y ont conduite.

Pourtant, elle s’y est réfugiée.

Elle poursuit son errance ; le paysage défile, inconnu. Étrange.

Ses pas la portent au bord d’une rivière, mais ce qu’il y a de l’autre côté demeure un mystère pour elle. En réalité, au lieu d’un cours d’eau, il s’agit plutôt d’un lac aux contours inexistants. Ils se prolongent jusqu’à l’infini. Des émanations opaques, dont la provenance reste sibylline, l’empêchent d’y voir à plus d’un mètre. Brume ? Vapeur ? La jeune fille longe la berge, lève la tête. Le soleil est là, tout près, mais elle ne le discerne pas.

Angoisse.

Soudain, quelque chose se détache du lit de la rivière : une sorte d’îlot enseveli par de hautes végétations. Les eaux limpides lui inspirent une crainte irraisonnée. Toutefois, elle n’hésite pas longtemps et franchit la petite distance. Un bond égal à un grand écart. Son pied se pose avec une légère rudesse sur l’herbe tendre. Elle se rend compte qu’il jouxte l’autre rive que l’étrange brouillard chaud, nommé ainsi par défaut, dérobe à tout regard. Elle n’est pas en état de se questionner.

Elle s’y rend.

Elle est confrontée à de nouveaux bois ; elle s’y enfonce. La forêt s’assombrit au fur et à mesure de sa course, mais ce noir est nuancé de lumière.

Impossible !

Là, le paysage change et se revêt d’un manteau automnal. Les arbres se parent d’une belle teinte orangée alors que l’été ne s’est pas encore éteint. La jeune fille ne comprend pas. Puis les feuilles deviennent brunes, et rouges, et...

Elle s’arrête. À quelques kilomètres d’elle, une grande cabane émerge de nulle part. À la réflexion, il s’agit plutôt d’une chaumière. À deux niveaux, certes... Un balcon décore la façade du deuxième étage. Assise sur un banc, une femme aux cheveux blancs s’y tient. Elle n’est pas seule ; un enfant, environ âgé de sept ans, écrit à côté d’elle. Il est installé à un pupitre mangé par les ans.

La femme regarde la jeune fille. Elle lui sourit.

— Je t’attendais, Ludivine.

 

Êtes-vous intrigués ? J’ai employé le présent pour une meilleure immersion, mais si vous souhaitez que je vous raconte cette histoire en entier, les temps du passé prédomineront.

À vous qui accueillez mon récit, bienvenue sur Gaïa. Sa suite revêt de l’importance à moins que vous ne vouliez partir. Je ne vous retiendrai pas, mais sachez que l’écouter lui permettrait de grandir.

Gaïa, la Terre... Elles ne font qu’une, mais l’une n’est que le monde intérieur de l’autre. Les planètes de notre Univers qui hébergent la vie sont modelées ainsi depuis leur création. Des Gardiens sont chargés de s’assurer que l’équilibre entre l’Interne et l’Externe ne soit pas perturbé.

Ludivine l’apprit de la plus douloureuse des manières. Gaïa se dévoila à elle avec brutalité ; simple Terrienne, elle partit en quête du Fragment perdu, qui demeurait un espoir pour l’Univers tout entier. Heureusement, elle n’était pas seule, mais l’expliquer de la sorte embrume votre esprit.

Moi, Nyu, je connais son périple, qui n’a de sens que pour celui qui le veut. Une histoire n’existe que pour ceux qui murmurent encore dans l’oreille des légendes afin de leur offrir un souffle de vie. Cette histoire, nous pouvons la raconter ensemble si vous en avez le courage. Toutefois, les temps du passé seront plus appropriés pour accomplir une telle tâche. Allez, ce n’est pas simplement « Il était une fois ». C’est aussi « Comment tomber sur la bonne page ».

Nos mains et nos voix le feront à l’unisson.

  
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