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Les Personnages
Bienvenue dans une série de portraits des principaux personnages croisés dans les différents tomes. Commençons sans attendre par :
 



Dënorh est un jeune homme quelque peu solitaire et renfermé qui a dû apprendre très tôt à se débrouiller par lui-même. Les seuls souvenirs de son enfance se limitent à ses exploits de vol à la tire, le froid courant dans les rues de la modeste citadelle de Valëa (ancien royaume au nord-est des Sept-Royaumes) où il sévissait et la faim.

C'est donc sans passé et sans réel avenir que Dënorh franchit les portes de la Tour à l'âge de quinze ans. Malgré son côté sauvage et peu amène, il se lie d'amitié avec Aymerick et celui-ci s'évertuera à mettre à jour le doux rêveur caché en lui. Le jeune homme passera ainsi un peu plus d'un an à mener la vie paisible d'Aspirant, partageant ses journées entre enseignements et corvées aux cuisines.

Au cours de sa dix-septième année, Dënorh est appelé sur les sables du Nid où il est choisi par Asroth, le dragon Mort. Il devient alors le trente-deuxième Maître de la lignée Al'Asroth, pour le meilleur et surtout pour le pire. Si le choc de cette annonce le plonge tout d'abord dans un miasme de doutes et de troubles, il retrouvera bien vite la combativité et la soif de vie de l'enfant des rues qu'il était.

Il devra dès lors composer avec la sombre réputation de sa lignée et faire face aux ennemis de tous bords surgissant sur la longue route le menant vers la reconnaissance, à moins que ce ne soit à sa propre chute...

 

 

 

 

 

Avant de pouvoir nous lancer à la découverte des Souvenirs d’un Général, voici un petit (voire même grand) point sur celui dont il sera question : Amethor !

Commençons par un bref résumé de celui que vous connaissez déjà peut-être : le Premier Chevalier d’Obsidienne, Général de Varick puis Dënorh (enfin... si on peut dire...). Lorsqu’il rencontre Dënorh, son nouveau Seigneur, Amethor a 38 ans. C’est alors un homme mûr, un guerrier aguerri habitué à côtoyer ses Seigneurs de près et s’il espère pouvoir trouver en Dënorh un Seigneur digne de ce nom, c’est parce qu’il a dû faire avec la folie de son prédécesseur durant la totalité de sa carrière.

 

Un homme entra. Grand et bien bâti, il prenait une bonne partie de l'ouverture et sa peau tannée par le soleil lui donnait un aspect sévère. Il avait le visage dur des hommes de sombre expérience, marqué d'une longue cicatrice sur la joue droite qui courrait jusque sous son œil. Toutefois, ses pupilles claires assorties à ses cheveux grisonnants lui conféraient un air plus avenant.

 Extrait - Les Cycles Corrompus (Les Aînés I)

 

Malheureusement pour lui, il ne trouvera pas en Dënorh l’incarnation de ses espoirs et sa déception le conduira à sa perte. Je passe sur les détails de la fin de sa vie, d’abord pour ne pas spoiler ceux qui n’aurait pas lu Le Cycle Damné (ex Cycle de Dënorh), ensuite parce que cette partie de son histoire ne nous intéresse pas pour la lecture de ses Souvenirs. Tournons -nous donc vers ce qui importe : ces jeunes années.

Voici un bref aperçu de l’Amethor que l’on peut croiser dans Le Cycle de Sang (Les Aînés II) et qui est donc celui que nous suivrons dans les Souvenirs.

Amethor nait en Dänasya, plus précisément à Dalack, en 1162. Il est le fils du Général alors en fonction et le descendant direct de Mëlosth (arrière-arrière-petit-fils) qui fut le premier à rendosser le titre de Premier Chevalier d’Obsidienne lorsque Talyä rétablit cette caste d’élite. Destiné par son sang et son héritage d’Asroth à devenir le prochain Général, il suit son père lors des campagnes de conquêtes des cités-états de Valëa, jusqu’à ce qu’il soit rappelé à Laïna, la capitale des Pointes, en 1168.

Dans la cité de ses ancêtres, qu’il découvre pour la première fois, le jeune Amethor fait la rencontre de ce Seigneur qu’il a déjà juré de protéger sans l’avoir encore jamais vu : Talyä La Furie.

 

— Non mais tu te prends pour qui ? Tu sais sur quoi tu es adossée ?

Je sursautai et claquai le carnet dans le même mouvement. Je détestais cette facilité qu'avait quiconque à me surprendre depuis qu'Asroth m'avait privée de mes sens particuliers.

— Le mémorial des Généraux n'est pas un fauteuil. Tu insultes les meilleurs hommes de l'Armée d'Obsidienne !

Je ris de bon cœur à l'air contrarié du petit bonhomme qui me faisait les gros yeux, poings sur les hanches. Je basculai la tête en arrière pour admirer la pile irrégulière des plaques de verre dans mon dos et une bouffée de nostalgie m'envahit soudain à la réflexion qui me vint.

— En vérité, j'ai très bien connu les cinq derniers qui trônent là-haut... Je ne pense pas qu'ils s'offusqueraient de ma présence.

Le petit émit un claquement de langue sceptique.

— Ce n'est pas possible que tu...

Il se figea, la bouche ouverte sur sa remarque inachevée. Avant qu'il n'aille plus loin, j'avais discrètement levé ma main pour révéler ma chevalière. L'effet avait été immédiat. Il me dévisagea un long moment, le regard perdu, avant de finalement planter genou à terre, ne parvenant à rien de plus que bredouiller de vagues excuses incompréhensibles. Je souris à sa réaction qui n'était pas sans me rappeler ma rencontre avec l'un de ses ancêtres.

— Ce n'est rien, ça restera entre nous. Approche donc, petit.

Il hésita quelques secondes avant de s'exécuter, le regard bas mais ne pouvant retenir de fréquentes œillades curieuses.

— Je suppose que tu es le fils du Général...

Il acquiesça d'abord d'un timide hochement de tête avant de retrouver soudain ses manières, se redressant, poing sur le cœur et regard fier porté au loin.

— Amethor, Seigneur ! Pour vous servir !

Extrait – Le Cycle de Sang (Les Aînés II)

 

En 1170, conformément aux nouvelles directives de Talyä, Amethor intègre l’école militaire. S’il fait la fierté de ses instructeurs, c’est avant tout parce que sa dévotion pour la légende vivante qu’est son Seigneur le pousse à toujours donner le meilleur de lui-même. Son enthousiasme, sa curiosité (et une certainement ressemblance avec son ancêtre, il faut bien le reconnaître) lui permettent de fréquenter au plus près celle que les Sept-Royaumes craignent plus que tout. Un rapprochement qui lui vaudra d’être formé dans nombreux domaines par celle-là même qu’il admire tant.

 

— Approche.

Il s'exécuta avec un mélange d'espoir et de crainte dans les prunelles. Je m'accroupis pour être à sa hauteur, bien qu'en vérité il était déjà plus grand que moi dans cette position.

— Je sais que tu veux seulement bien faire, Amethor, mais un bon Général se doit d'être proche de ses hommes. Tu t'entraînes beaucoup plus que tes petits camarades alors c'est normal que tu sois meilleur qu'eux, mais si tu les méprises en voulant t'exercer avec les plus grands alors ils ne feront jamais de bons soldats parce qu'ils ne voudront pas t'obéir, tu comprends ?

Il se contenta de hocher la tête, la mine basse et les yeux humides de déception.

— C'est aussi ton rôle d'encourager et de former mes hommes. S'ils progressent plus vite, l'instructeur sera bien obligé de vous faire travailler avec les plus âgés et tes camarades seront ravis. Tu veux bien faire ça pour moi ?

Il passa un coup de manche discret sur ses yeux avant de se redresser pour me saluer.

— A vos ordres, Seigneur !

J'approuvai d'un mouvement de tête et lui tendis l'arme d'entraînement sans la lâcher pour autant.

— En classe, tu suis les ordres et tu aides tes petits camarades. Pour le reste, c'est moi qui te l'apprendrai. Mais je ne veux plus entendre parler d'insubordination, c'est bien clair ?

Cette fois, ce furent deux yeux brillant d'excitation et d'admiration qui se posèrent sur moi.

— Oh oui, Seigneur, c'est promis !

Extrait – Le Cycle de Sang (Les Aînés II)

 

En dehors de ses classes, Amethor ne quitte rapidement plus Talyä, la suivant comme son ombre, s’imprégnant de chacun de ses enseignements. Jusqu’à l’été 1174 où, au cours d’une entrevue avec des appelés, Amethor s’interpose pour sauver son Seigneur d’une attaque perpétrée par un candidat dévoué à Drarock. Et c’est seulement quelques mois plus tard qu’il assiste au départ de son Seigneur pour ce qui se révèlera être son dernier combat.

 

- Tu es l'un de mes hommes les plus dévoués et fidèles. Pourquoi voudrais-je te chasser ?

Il eut un hoquet de surprise et je le vis lutter avec lui-même un long moment avant de craquer d'une voix brisée, chargée de son désespoir d'enfant blessé.

- Parce que c'est ma faute, ce qui est arrivé ! C'est moi qui vous ai supplié d'aller le voir. C'est à cause de moi s'il a pu tenter de vous... Si son père a dû...

Un sanglot qu'il tenta d'étouffer l'interrompit et je me saisis de l'objet de mes recherches pour enfin pouvoir le rejoindre et lui intimer de se relever. Il hésita un long moment, se débattant avec ses sentiments, puis il passa une manche discrète sur son visage avant de se redresser. Je dus toutefois glisser deux doigts sous son menton pour lui relever le visage et enfin pouvoir contempler les dégâts. Une méchante plaie en voie de guérison lui barrait la joue droite, courant du menton et lui épargnant de justesse l'œil. Amethor était un tireur des plus prometteurs, perdre un œil aurait été une tragédie. Le pire avait été évité mais il en garderait une vilaine cicatrice toute sa vie. Je m'appliquai à croiser son regard fuyant et usai d'un ton doux mais ferme.

- Tu as fait ce que tu pensais être dans mon intérêt. Qu'aurait pensé de moi le Sixième si je lui avait froidement ordonné de tuer son fils sans même le voir ? Les bons Généraux obéissent aux ordres, les meilleurs agissent pour la gloire de leur Seigneur. Et tu t'es interposé sans penser un instant à ta propre vie... Tu feras un parfait Général, Amethor, n'en doute jamais.

L'incrédulité illumina ses pupilles et je l'observais chercher un long moment dans mon propre regard une trace de moquerie ou de mensonge, mais il n'y en avait pas. Quand il le comprit, il se redressa dans un salut fier, les yeux humides de soulagement.

Une ombre passa soudain dans son regard tandis qu'il remarquait seulement ma tenue. Il ouvrit la bouche mais je l'interrompis.

- J'ai une mission de la plus haute importance à te confier.

Je glissai dans ses mains mon journal scellé.

- Je voudrais que tu gardes ceci secret et que tu ne le remettes qu'à mon successeur, en main propre. Je compte sur toi pour le servir aussi bien que tu l'as fait avec moi. Tu m'as promis d'être le meilleur, ne faillis pas à ta parole.

Asroth choisit cet instant pour faire son apparition sur le balcon. Il était à nouveau débordant de cette assurance et de cette fierté qui l'avait tant caractérisé dans nos plus grandes années. Avec un sourire plein de confiance, je me tournai une dernière fois vers Amethor.

- Je serai vite de retour.

Extrait – Le Cycle de Sang (Les Aînés II)

 

A présent gardien de l’héritage de celle qu’il a tant admiré, Amethor va devoir faire face à son nouveau Seigneur : Varick. Entre devoir de mémoire et devoir de son rang, la lutte s’annonce difficile...

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