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1 « Le Cycle de Dënorh »
Chapitre 1 « »
Je ne devais avoir guère plus de trois printemps lorsque ma sœur nous racontait le soir, alors que mon frère et moi étions blottis l'un contre l'autre sous nos couvertures, ce que mon père appelait "ces idioties romanesques sur les Dragons". Malgré tous mes efforts, je ne parviens plus à me souvenir quelle était la teneur de ces histoires, mais une chose est sûre : j'étais à mille lieux de les trouver idiotes ! Mon frère, d'un an mon aîné, et moi-même raffolions de ces aventures qui devaient certainement, maintenant que j'y repense, sortir tout droit de l'imagination, sinon de ma sœur, de quelqu'un qui les lui avait racontées. Aussi loin que peuvent remonter mes souvenirs, j'ai toujours été fasciné par nos Aînés. Mais qui ne le serait pas, surtout lorsqu'il est enfant ?

Je devais avoir sept ans la première fois que mon frère et moi fûmes sévèrement disputés par notre père à cause de notre négligence. Deux brebis avaient profité de notre inattention, alors que nous devions garder le troupeau, pour se lancer à la recherche de pâturages plus à leur goût. Notre père nous avait trouvés en train de jouer aux "chevaliers dragonniers" dans les sous-bois jouxtant le pré au lieu de surveiller les bêtes. C'était en voyant l'une des fugueuses rentrer seule à la bergerie qu'il s'était posé des questions sur notre travail. Il ne nous laissa aucun répit jusqu'à ce que nous retrouvions la deuxième fugitive. Il nous fallut deux jours pour cela. Et deux autres pour pouvoir nous asseoir sans douleurs après la correction que notre père nous infligea.

Je devais déjà mes plus grandes aventures, mes meilleurs jeux, mes plus douces rêveries… et mes plus belles corrections aux Dragons, sans en avoir jamais vu un de mes propres yeux. Les Aînés sont autant respectueux envers nous que nous envers eux : ils savent que survoler les pâturages où broutent les troupeaux ne ferait qu'effrayer les bêtes et donner plus de travail aux paysans. Aussi ne volent-ils que rarement à portée de vue des bêtes…ou des hommes. Mais cette chance me fut donnée alors que j'approchais de ma neuvième année. Je me souviens encore de ce jour là, ancré à jamais en mon cœur. C'était une belle journée, sans nulle trace de nuages dans l'azur parfait du ciel. Il faisait chaud. Mon frère et moi devions garder le troupeau mais les bêtes avaient aussi peu envie que nous d'aller s'exposer à la chaleur suffocante de la prairie. Nous les avions donc laissées à la relative fraîcheur de leur bergerie pour aller nous rafraîchir à la rivière qui longeait le sous bois. Cela avait d'abord été comme un éclair dans un coin extrême de mon champ de vision. J'avais alors tourné la tête et étais resté bouche bée. Ce ne pouvait être vrai. Je me frottai les yeux, mais il était toujours là. Je poussai alors un cri pour avertir mon frère qui n'avait pas remarqué la merveille au-dessus de nous. Il volait haut, mais pas autant qu'à l'accoutumée. Peut-être cherchait-il quelque chose, ou peut-être était ce simplement dû à l'absence du moindre nuage. Je ne sais lequel de nos Aînés j'aperçus ce jour là : il volait trop loin pour le savoir. Mais je me souviens être resté à admirer le ciel qui avait porté son empreinte bien après qu'il eût disparu de mon champ de vision. Mon frère et moi devions alors passer toutes nos soirées qui suivirent cette rencontre à nous décrire l'un l'autre le spectacle auquel nous avions assisté.

Nous étions fascinés, attirés, rêveurs dès qu'il s'agissait de Dragons. Nous étions tout simplement comme tous les enfants de notre âge, enfants à l'avenir rempli d'aventures imaginaires destinés à poursuivre la dure réalité du travail de notre père. Rien ne me distinguait des autres, ou du moins, ai-je toujours ignoré ce que je pouvais avoir de différent. Jusqu'au jour où je crus être devenu fou. Ce jour aussi s'est clairement gravé en moi. C'était en automne, je venais tout juste de fêter mes dix ans. Il faisait un vent terrible mais mon frère et moi étions tout de même dehors à jouer. Du haut de la colline sur laquelle se dressait notre maison, nous nous amusions à courir face au vent, les bras grand ouverts. Nous avions vraiment l'impression de voler. Je m'élançais pour une énième descente, un énième envol, lorsque qu'une voix s'invita dans mon esprit. Ce fut d'abord un gloussement d'amusement puis une voix profonde, magnifique, charmante.

"Vole petit, vole jusqu'à moi…"

Il ne m'avait guère fallu de temps pour me figer, à l'écoute de cette voix, me demandant si je l'avais rêvée ou si elle était bien réelle. Mais sur le moment je n'entendis que le juron que mon frère lâcha en me rentrant dedans : il avait été surpris par mon arrêt brusque et n'avait pas réussi à m'éviter à temps. Nous mîmes un certain temps à nous dépêtrer de nos manteaux, écharpes, et même jambes emmêlés. Mais je ne m'étais pas relevé. J'écoutais toujours, tournant la tête en tous sens pour savoir d'où était venue la voix. Je me souviens avoir demandé à mon frère si c'était lui qui avait parlé. Et la moquerie qui avait suivi avait été étouffée par le retour de la voix.

"Non c'est moi qui te parle petit homme. Tu me connais, tu m'as déjà vu. Mon frère pourrait avoir besoin de toi. Explique à tes parents que tu as entendu l'Appel et rejoins-nous."

Aussi étrange que cela puisse paraître, et même si je ne savais pas à l'époque ce que signifiait "avoir entendu l'Appel", je me précipitai à la maison où mon père et ma mère travaillaient à de menues tâches en attendant la fin du gros temps. Je me souviens être entré dans la maisonnée, telle une bourrasque du vent qui soufflait si fort dehors, en sautant de joie autour de mes parents et en répétant à tue-tête "j'ai entendu l'Appel". J'étais euphorique sans savoir pourquoi. J'apprendrais plus tard que cela était un effet du premier contact entre un esprit humain et celui d'un Aîné. Mon père s'était levé, me saisissant par les épaules pour m'immobiliser et me demandant de répéter. Je ne me fis pas prier. On aurait dit que je venais leur annoncer la découverte de pépites d'or dans la rivière. Et il y avait de quoi : un de leur fils avait une chance de devenir Maître. Même si cela signifiait deux bras en moins pour le travail à la bergerie, ils étaient les parents les plus heureux du monde. Mais je ne saisis ce que cela signifiait que le lendemain, alors qu'un Dragon se posait avec grâce au beau milieu de la pâture, à quelques pas de mon frère et moi qui étions sortis lorsque nous l'avions aperçu dans le ciel, depuis une fenêtre. Quelques heures plus tard, je quittais la maison, sans savoir si j'y reviendrais un jour. Et sept ans plus tard, je devenais le Maître de Lëysha. Je n'ai jamais revu la maison familiale. Mon seul regret est que je n'ai jamais su si mon frère m'en voulait d'avoir été celui qui avait été choisi, m'enviait pour être devenu ce que nous avions toujours tous deux rêvés, ou tout simplement était heureux pour moi. Peut-être un jour mes fonctions me laisseront-elles suffisamment de temps et me permettront-elles de m'absenter quelques jours pour retourner rendre visite à ma famille. Malheureusement, partager un Cycle de Lëysha, la Dragonne Vie, la Reine de nos Aînés, ne permet guère de déplacement au-delà des limites du domaine de la Tour. Mais être le Maître de Vie est le plus beau rêve que pouvait faire un tout jeune fils de berger…


Journal de Maître Elvösth Al'Lëysha,


Quatorzième Maître de Vie.



*********


Le ciel d'une clarté absolue, les doux rayons du soleil du printemps dont la maigre chaleur se disputait avec la brise encore fraîche. Et soudain une ombre, fugace, que le soleil para d'éclats dorés.

Je souris. D'allongé sur le dos, dans l'herbe, je passai à la verticale et m'élançai vers l'arbre qui bordait le muret de pierre, quelques mètres plus loin. Escalader ses branches était pour moi un exercice rodé et il ne me fallut guère plus de quelques secondes pour atteindre mon observatoire.

Elle était là, se baignant dans le lac qu'abritait le muret au pied de mon perchoir. Sublime. Le soleil donnait à ses écailles des reflets ambrés, les gouttelettes que soulevaient ses mouvements la paraient d'autant de perles. Lëysha était de loin la plus belle créature que ce monde pouvait abriter, j'en étais persuadé. Et pour cause : devant moi se tenait la Reine des Aînés, la dragonne Vie. Instant d'extase fugace qu'il fallait savoir attendre pour le mériter.

- Aspirant Dënorh !

Le ton sec me fit sursauter et je faillis descendre de ma branche bien plus vite que je ne l'aurais voulu. Le rire qui accompagna ma réaction me fit réagir instantanément.

- Aymerick, triple andouille ! J'ai bien failli me briser le cou !

Un instant plus tard, cet idiot de blondinet au sourire insolent m'avait rejoint. Un air béat se dessina sur son visage quand il posa les yeux sur le spectacle que nous offrait la dragonne.

- Ce n'est vraiment pas gentil de garder ça pour toi, Dënorh. Tu pourrais penser à ton vieux pote quand même.

Nous restâmes un bon moment silencieux. Puis l'Aînée prit son envol, son bain terminé, et d'un mouvement de ses ailes gigantesques, prit la direction de la Tour où se trouvait son domaine. Quand elle ne fut plus dans notre champ de vision, Aymerick me donna un coup de coude.

- Avoue que tu maudis chaque jour cette règle idiote de limite d'âge qui t'a valu de rater la Mue de Dame Lëysha à deux petits mois près.

Je soupirai. Six bons mois qu'il me resservait cette histoire à toute occasion. Je répliquai.

- Je maudis surtout ta langue trop bien pendue. Lorsque son précédent maître est tombé malade, elle savait très bien qu'elle disposait de peu de temps pour lancer son Appel. J'étais trop jeune dès le départ. Ce n'est pas pour elle que Dame Lëysha m'a fait venir. Alors un peu de respect je te prie sinon tu pourrais le regretter lorsque la prochaine Mue fera de moi le nouveau Maître.

Mon ami rit en me tapant l'épaule.

- Mais oui, bien entendu. Maître Ilvin commence à se faire vieux. Tu règneras sur la nuit aux côtés de Dame Dënya au lieu d'être le Maître des Maîtres. C'est toujours ça.

Et avant que je ne puisse répondre, il avait dégringolé de l'arbre pour partir en courant vers les bâtiments des Aspirants, laissant son rire résonner dans son sillage. Je souris. Quittant mon perchoir, je lui emboîtai le pas à vive allure pour le rattraper. Il avait déjà atteint l'entrée du dortoir lorsque j'arrivai enfin à son niveau. Un échange de piques s'ensuivit puis nous prîmes nos carnets et plumes et nous nous dirigeâmes vers la salle de classe.

Nos vies se déroulaient ainsi, s'écoulant paisiblement à l'ombre de la Tour, rythmées par les cours, qui nous préparaient encore et toujours au grand jour qu'était la Mue d'un Aîné, et les tâches inhérentes à toute vie en communauté. Cela ne faisait guère plus de sept mois que je vivais ici, mais j'avais déjà oublié ma précédente vie faite de mendicité parfois, de vols souvent. Certains ici avaient été fils de seigneur, fille de marchand et autre fermier, ou d'autres, comme moi, avaient été sortis de la fange des villes. Mais ici, nous étions tous égaux : des enfants élus, ceux qui avaient entendu l'Appel des Aînés. Le dernier Appel, auquel j'avais répondu, avait été lancé par Dame Lëysha, la reine des Aînés.

A l'approche de la mort de leur Maître, les Aînés lançaient un Appel à travers les terres de notre monde, à la recherche de leur prochain compagnon. Plusieurs répondaient, mais un seul était véritablement choisi lors de la Mue. Et il arrivait également qu'un Aîné appela pour son frère. Pour quelle raison ? Mystère. Plus jeune que tous les autres de mes condisciples qui répondirent avec moi, je me fis très vite remarquer. Aymerick et son sourire avenant ne pouvaient passer à côté du petit crotteux fasciné que j'étais. Nous étions devenus tout de suite inséparables. Bien que du même âge, mon ami vivait entre ces murs depuis de nombreuses années. Il faisait partie de ces Aspirants qui, appelés très jeunes, n'étaient élus que bien des années plus tard. Nous savions également qu'une grande partie d'entre nous ne serait jamais Maître mais très peu se décourageaient au point de rentrer chez eux. Les plus âgés d'entre nous s'occupaient des plus jeunes ou bien servaient les Maîtres. Nous étions à part, élevés à l'écart de toute autre influence que celle des Maîtres, considérés comme des êtres d'exception par nos parents même. Le retour à une vie banale et bien souvent difficile n'était tout simplement pas envisageable. Il aurait fallu que je fusse fou pour vouloir abandonner un lit douillet et un estomac bien rempli pour retourner au froid, à la faim et à la misère.

Aymerick me tira de ma rêverie d'un coup de coude bien placé pour me faire admirer son dernier croquis : le bain de la Dragonne Vie. Mon ami était un véritable artiste mais je lui fis les gros yeux et dissimulai rapidement son œuvre sous mon carnet. Il était strictement interdit aux Aspirants d'approcher les Aînés. Avouer ainsi notre faute était de la folie, l'exposer en plein cours, sous le nez d'un Maître, était tout simplement du suicide. J'appréciais énormément Aymerick mais son insouciance me causait de sacrées sueurs froides. Il pouffa à ma réaction mais fut rapidement rappelé à l'ordre par un groupe d'Aspirants plus âgés à l'air sévère.

La journée se poursuivit sans surprise, égale aux précédentes, certainement identique aux suivantes. Aymerick et moi nous retrouvâmes sous le clair de lune, à l'ombre de notre arbre habituel, une fois le repas et les corvées achevés. Nous avions pour habitude de nous isoler ici, attendant que le sommeil nous réclame pour rejoindre nos dortoirs respectifs. Ce soir-là, nous restâmes silencieux, à l'affût du mouvement d'air qui trahirait l'arrivée d'un Aîné sur les bords du lac. Mais la nuit était rarement propice à leur baignade. En revanche, la Tour Dragon offrait un spectacle magnifique, celui d'une nuée d'étoiles que formait la multitude d'ouvertures sur ses flancs, éclairées par les torches, bougies et autres feux. Je sentis, plus que je ne vis, Aymerick se relever et s'étirer. Il bailla bruyamment puis m'ébouriffa les cheveux.

- Ne t'endors pas là, si tu tombes malade tu pourrais manquer une nouvelle fois ta chance de devenir Maître.

Mon grognement de protestation le fit pouffer puis il s'éloigna en me souhaitant la bonne nuit. Je fis de même puis m'installais confortablement contre le tronc de l'arbre. Je n'avais pas sommeil et la fraicheur de la nuit me paraissait plus attrayante que la chaleur étouffante du dortoir.

Je restai ainsi un temps qui me parut à la fois infiniment long et incroyablement court. Je sortis de ma rêverie dans un sursaut et il me fallut quelques instants pour interpréter ce qui m'avait fait réagir ainsi. Un frottement au dessus de ma tête, à peine audible, comme une caresse du vent sur les feuilles de l'arbre. Je ne compris qu'avec le bruit sourd qui s'ensuivit et que je ne connaissais que trop bien. En quelques secondes, je me retrouvai dans les branches de l'arbre, le cœur battant. Mais le lac n'était pas éclairé la nuit et je ne distinguais qu'avec grand peine la silhouette de l'Aîné. Aussi discrètement que possible, je tentai de m'avancer le long de la branche sur laquelle je me tenais. Concentré sur l'ombre du dragon, j'eus à peine un sursaut quand une voix raisonna.

- A ta place je ne ferais pas ça.

Un craquement accompagna la remarque et je sentis la branche céder sous mon poids. Le sol me réceptionna, sans la moindre délicatesse. Un gloussement se répandit dans mon esprit.

- J'ai bien essayé de te prévenir.

A la fois surpris par ma chute et ce que j'entendais, je restai prostré à même le sol.

- Tu ne t'es pas blessé tout de même ! Certes, tu ne voles pas très bien mais la hauteur n'était pas bien importante.

Je me redressai en me frottant le bas du dos puis relevai la tête. Face à moi, à peine un mètre plus loin, se tenait l'Aîné. L'éclat de la lune trahit la couleur de la robe du dragon : dorées, ses écailles étaient dorées. Je venais d'importuner Dame Lëysha, sans compter que je devais à présent passer pour un Aspirant bien ridicule. Un nouveau gloussement accompagna mes pensées.

- Tous les enfants sont patauds et maladroits. Tu ne te débrouilles pas trop mal avec seulement deux jambes… Mais pour grimper dans les arbres, il te manque une queue, tu sais, comme tous ces singes des royaumes du sud !

Eberlué, je restai muet. Etais-je vraiment en train d'être comparé à un primate par la Reine des Aînés ?

- Ne te vexe pas, petit. C'était une plaisanterie. Et puis ce n'est pas la première fois que tu viens m'espionner, c'est à moi d'être offensée, je suppose. Mais ce n'est pas grave, je te trouve plutôt amusant pour un petit homme. Toutefois, tu ne devrais pas passer ta nuit ici. Rentre vite te coucher, une grosse journée t'attend demain.

Je me contentai de hocher la tête et me retournai vers le muret. Je me sentais idiot de ne pouvoir décrocher un mot mais, après tout, j'étais en présence d'un Aîné, et qui plus est leur Reine. Aymerick aurait donné tout ce qu'il avait pour être à ma place et il m'étranglerait certainement dès qu'il l'apprendrait. Cette remarque me fit sourire et je tentai tant bien que mal d'attaquer l'escalade du muret. Mais il n'était pas prévu pour et l'obscurité ne m'aidait pas. Je glissais pour la deuxième fois quand je sentis une force me pousser par le bas du dos et, la seconde suivante, je me retrouvai à dégringoler de l'autre côté, tête la première. Je me redressai et me retournai. La tête de Dame Lëysha dépassait d'au-dessus du muret.

- Et voilà, tu es à nouveau du bon côté. File te reposer.

Je saluai un peu gauchement l'Aîné et m'en retournai vers les bâtiments des Aspirants quand sa voix me retint.

- Ecoute, quoi qu'il arrive, n'oublie jamais ce que je vais te dire. Une Mue suffit à nous changer totalement mais vous, les humains, il vous faut beaucoup plus de temps pour changer. Reste fidèle à ton cœur et ce sont les autres qui plieront devant toi et non l'inverse. Et n'oublie jamais ton ami. Son cœur n'a que faire de la distance ou des erreurs, alors si tu as peur ou que tu es perdu, reviens vers lui.

Je restai un instant interdit, mais l'Aîné pris son envol et ne me laissa guère l'occasion de lui demander quoi que ce soit. Je rentrai donc au dortoir à pas de loup, me glissant dans la chaleur de mes couvertures.

Je ne sais si je ne dormis réellement que quelques minutes ou si ce fut seulement l'effet que mon sommeil me fit mais je me réveillai, embrumé, arraché à mes rêves par une voix forte.

- Aspirant Lënoriack, Aspirant Dënorh, Aspirant Hirvin ! C'est peut-être votre jour de chance, alors sautez de votre lit. Je vous veux devant le Nid dans dix minutes !
  
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