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« Jadis... »
1 « La Fille de l'Hiver »
Publié par Pixie, le dimanche 31 décembre 2017

Jadis, à une époque qui précédait l’arrivée des premières fées en ce monde, les hivers étaient si rudes que malgré toutes les précautions que l’on pouvait prendre, l’on n’était jamais certain de survivre pour voir le printemps renaître. C’était des temps d’obscurité, d’angoisse et d’insécurité. Les tempêtes de glace balayaient les terres, figeant le paysage dans une gangue translucide et paralysante. L’étreinte du froid était mortelle et chacun le savait. Même la perspective du Solstice n’était une consolation pour personne, quand bien même marquât-elle le milieu de l’épreuve.

Quand les douze fées originelles traversèrent la barrière des mondes pour poser le pied au lieu-dit du Pas des Fées, ce fut une grande source d’espoir pour tous. Ces créatures d’abords si bienveillants et dont les pouvoirs semblaient sans limites ne manqueraient sans doute pas de leur venir en aide quand elles sauraient quel supplice ils traversaient chaque année. On dépêcha des délégations de tout le royaume et même des contrées voisines avec des présents de toutes sortes, dans l’espoir que les dames bleues acceptassent de leur porter secours.

Mais à leurs suppliques, les fées n’eurent que des soupirs à leur offrir.

« Nos pouvoirs ne peuvent rien contre la marche des saisons, assurèrent-elles, dans ce monde comme dans le nôtre. Hélas, c’est à l’Hiver lui-même qu’il vous faut vous adresser. »

Les émissaires retournèrent à leurs châteaux ouverts aux quatre vents et à leurs chaumières glaciales, déçus et résignés à leur sort. L’Hiver était insaisissable. Certains étaient partis à sa recherche. En pure perte. Si les fées étaient impuissantes à adoucir ces hivers impossibles, alors il ne leur restait qu’à endurer, comme ils l’avaient fait de toute éternité.

Malheureusement, l’avenir se révéla plus sombre encore. Avec les fées étaient arrivées d’autres créatures, bien plus implacables et terrifiantes. Les Chimères, sous leurs multiples formes toutes plus terrifiantes les unes que les autres, avaient elles aussi franchi l’abîme qui séparait les mondes. Elles se répandirent comme une traînée de feu, semant derrière elles le malheur et la mort. Leurs exactions jetèrent sur les routes des centaines de personnes, en toutes saisons et en tous lieux. Dès lors, ce fut pire encore.

Ce fut dans ces circonstances qu’un homme et son enfant se retrouvèrent à errer dans la forêt, au cœur de l’hiver. Un phénix avait réduit en cendres leur village et les quelques rescapés du désastre avaient fui, s’éparpillant au hasard des chemins. L’homme avait pris la direction des bois, espérant y trouver un abri et peut-être un peu de nourriture. Il avait réussi à piller les réserves d’un écureuil et à récupérer les restes congelés d’un lièvre. Mais cela ne suffirait pas et il le savait. Des jours et des jours, ils errèrent, se perdant un peu plus profondément dans les profondeurs enneigées de la forêt. Aucun feu ne parvenait à les réchauffer. Il faisait beaucoup trop froid. Rester en mouvement, l’homme l’avait compris, était le seul moyen de ne pas y succomber. Mais il ignorait combien de temps il pourrait résister à ce rythme avant que l’épuisement ne vînt à bout de ses forces.

Sans parler de sa petite Perchta. Courageuse, la fillette ne se plaignait pas. Elle mettait ses pas dans les siens, levant parfois son nez rougi par le froid vers lui. Dans ses grands yeux lumineux, il parvenait à retrouver un peu de l’espoir qui le désertait chaque jour. La pensée qu’elle ne lui survivrait pas longtemps s’il se laisser gagner par le découragement lui était insupportable.

Alors, ignorant la morsure de l’hiver, la fatigue qui le terrassait et l’angoisse qui lui gelait les entrailles, il continuait de les mener vers un abri sûr qui n’existait peut-être même pas.

Une nuit, après une journée passée à se perdre dans le dédale des arbres décharnés, ils s’arrêtèrent au pied d’un grand sapin. C’était la nuit du Solstice, la plus longue de l’année. Les ténèbres n’avaient laissé que quelques heures de répit au jour et ils avaient marché à la timide lumière d’un flambeau. La neige était tombée en abondance, sans bruit. Cependant, elle n’avait pas réussi à traverser le cône serré des aiguilles et branchages de l’arbre. Un tapis bien sec d’aiguilles et de feuilles mortes entourait étroitement son tronc. Le père et la fille s’y étaient serrés l’un contre l’autre pour se reposer un peu. L’homme avait laissé les dernières rations de nourriture à Perchta et il n’avait rien mangé depuis plusieurs jours.

Harassé de froid, d’épuisement et de faim, l’homme se mit à sommeiller, dodelinant de la tête contre le tronc rugueux du sapin. La petite fille serrée contre sa poitrine, il sentit des larmes amères geler sur ses joues. Le léger sifflement de la respiration de Perchta le plongeait dans des gouffres infinis de désespoir, d’horreur et de colère. Mais il était si fatigué, si fatigué…

Il s’endormit. Et ne se réveilla pas.

C’est là qu’un vieil homme qui passait là par hasard les trouva. Pensif, il observa le corps sans vie, raidi par le froid, le visage bleuâtre, et la petite silhouette blonde nichée contre lui. Il s’approcha et écarta les branches du sapin. De petits tas de neige tombèrent à ses pieds avec un bruit étouffé.

L’enfant ouvrit les yeux et le regarda.

Un long moment, ils s’observèrent. Impassible, le vieil homme sentit pourtant quelque chose remuer dans les tréfonds de sa poitrine glacée à la vue de ses grands yeux purs comme un ciel d’hiver. Puis elle baissa les paupières et tourna son petit visage rosé vers la poitrine de l’homme.

Le vieillard s’accroupit sous les branches du sapin. Après un moment d’hésitation, il étendit les bras et saisit l’enfant qui se laissa faire sans un mot ni un geste. Peut-être avait-elle déjà compris. Le vieil homme la serra contre lui, rabattant les pans de sa lourde cape fourrée autour du petit corps frissonnant.

Et sans un mot, il retourna s’enfoncer dans les profondeurs de la forêt. Après un long moment, il sentit que la petite fille s’était endormie, bercée par le mouvement de la marche. Peu de temps après, il atteignit son repaire, une grotte dissimulée derrière une cascade figée par la glace. Sa surface hérissée, miroitante, comme vivante, scintillait doucement sous les rayons cléments des deux lunes. Il suivit l’étroite corniche qui permettait d’accéder à la grotte et déposa l’enfant sur son lit, un matelas de paille recouvert de fourrures moelleuses.

Tout en allumant un feu – la petite en aurait sûrement besoin –, le vieillard observa la fillette dormir. Elle ne devait pas avoir beaucoup plus de six ans. Ses paupières aux longs cils blancs tressaillaient. Ses cheveux d’un blond argentin ondulaient de chaque côté de ses joues. Dans son sommeil, ses traits étaient doux et apaisés. Le vieillard sentit de nouveau une étincelle réchauffer son vieux cœur solitaire. Il était seul depuis si longtemps dans cette grande caverne vide. Il ne s’était jamais posé la question auparavant, mais en voyant cette petite fille accrochée à son père mort, il avait senti une faiblesse s’emparer de lui et il avait cédé à l’impulsion. Mais que ferait-il d’une enfant ? Serait-il capable de l’élever ?

Plongé dans ses pensées, le vieil homme ne remarqua pas immédiatement que la petite fille s’était réveillée. Sans un bruit, repliée sur elle-même, elle l’observait.

« As-tu chaud ? » demanda-t-il d’une voix rocailleuse.

Le feu était bien parti désormais et jetait des ombres inédites sur les parois de la grotte. La fillette acquiesça.

« Qui es-tu ? interrogea-t-elle à son tour.

— L’Hiver, répondit-il.

— Où est mon Papa ? »

Le vieillard eut un temps d’hésitation avant de répondre.

« Mort.

— C’est toi qui l’as tué. »

L’Hiver ne trouva rien à répondre parce qu’à bien des égards, c’était vrai.

« Tu as faim ? » éluda-t-il.

La fillette le fixa d’un regard perçant, bien trop intelligent pour être celui d’une enfant de cet âge. Finalement, elle hocha la tête.

L’Hiver alla chercher des fruits secs et un morceau de venaison fumée. La petite fille mangea, sans le lâcher du regard, l’air distant et un peu méfiant.

« Dors, maintenant, déclara le vieillard quand elle eut terminé. Tu es en sécurité. »

La fillette se roula en boule sur la couche et s’endormit presque aussitôt. Ainsi s’écoula la nuit du Solstice la plus étrange qu’eut passée l’Hiver.

La fillette passa la journée du lendemain à pleurer. Les genoux repliés sous le menton, elle se balançait d’avant en arrière, les yeux rougis et les joues mouillées de larmes. Le vieil homme la laissa tranquille, d’une part parce qu’il estima qu’il lui fallait accuser le coup, d’autre part parce qu’il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait dire ou faire pour la consoler. Mais la nuit venue, alors que le blizzard hurlait et faisait craquer la cascade, comme si quelque monstre déchaîné essayait de s’en libérer, la fillette vint se lover contre lui. Sans un mot, elle s’endormit, le corps encore agité de gros sanglots.

Peu à peu, à mesure que les jours s’écoulaient, Perchta et l’Hiver s’apprivoisèrent et apprirent à vivre l’un avec l’autre.

Les années passèrent. La fillette grandit dans la grotte de la cascade. Elle devint une jeune fille charmante et gracieuse, blonde comme un rayon de soleil sur la neige. Sa douceur adoucissait la solitude du vieillard. Et quand elle lui souriait, il se sentait moins enclin à sa rigueur coutumière. Dans ces instants, l’hiver devenait plus supportable.

Souvent, ils arpentaient la forêt, côte à côte, le vieil homme avec sa hotte d’osier sur le dos, la jeune fille avec ses paniers au creux du coude. De temps à autre, ils poussaient jusqu’aux limites de la forêt que fréquentaient les hommes et les observaient. Il y avait un village en particulier qui avait leur préférence. Les premières maisons étaient si proches de la lisière qu’il n’était pas nécessaire de quitter le couvert des bois pour avoir la sensation d’être à l’intérieur.

Perchta aimait regarder les villageois. Dans son quotidien solitaire et reclus, c’était une source de distraction et de fascination inépuisable. Elle aimait le vieil Hiver de tout son cœur et pour rien au monde elle ne l’aurait quitté. Mais sans oser l’admettre à voix haute, elle regrettait aussi la compagnie des autres êtres vivants. Sa curiosité à l’égard de ce monde dont elle venait et dont il ne lui restait que quelques souvenirs épars n’était jamais satisfaite. Tant et si bien qu’elle pouvait passer des heures à regarder les villageois s’adonner à leurs activités coutumières sans se lasser. Il lui arrivait même, lorsque l’Hiver la laissait seule, d’échapper à la grotte de la cascade pour se repaître de la vue de ces vies si différentes de la sienne. A ses yeux scrutateurs, tout y était brillant, coloré, passionné. Par bien des aspects, ces gens étaient bien plus vivants qu’elle et ils n’en avaient sans doute pas conscience.

Cependant, ses observations n’étaient pas qu’une source d’émerveillement pour la jeune fille. Elle fut le témoin de scènes qui l’interrogèrent, la bouleversèrent, la heurtèrent parfois. Mais ce qui la troubla le plus fut de se rendre compte de la haine généralisée qui semblait exister à l’encontre de son cher vieil Hiver. Depuis qu’il l’avait recueillie, il l’avait entourée d’un soin constant et d’une tendresse un peu bourrue, certes, mais c’était déjà bien plus que certains enfants qu’elle avait observé n’en avaient obtenu de leurs parents. De savoir que celui qui s’était montré si bon pour elle était unanimement détesté l’emplissait d’une tristesse à l’arrière-goût amer. D’autant qu’à bien y réfléchir, l’Hiver n’y était pas pour rien non plus, ce qui l’attristait encore davantage.

« Pourquoi faut-il que tu sois si dur ? » lui demanda un jour Perchta.

Le vieil homme leva vers elle son regard translucide à l’éternelle impassibilité.

« C’est ma nature, répondit-il. Je ne peux pas la changer.

— Et pourquoi pas ? Le Printemps, l’Eté et même l’Automne ont droit à plus d’égards quand ils reviennent, alors qu’ils ne sont pas meilleurs que toi. Aucun d’eux ne m’aurait recueillie comme tu l’as fait. Pourquoi refuses-tu de montrer la bonté que tu as en toi ? Pourquoi l’Hiver devrait-il être parent de la mort, de la misère et du malheur ? »

Troublé, l’Hiver hésita un instant avant de reprendre son impassibilité austère.

« Il est inutile d’essayer de modifier l’ordre des Saisons, Perchta. C’est ainsi et l’on ne pourra rien y changer. »

Mais la jeune fille avait bien vu qu’il avait été touché au cœur. Ce jour-là, elle résolut de tout faire pour rendre visible à tous cette bienveillance qu’elle savait dormir sous l’apparence grossière et acariâtre de l’Hiver.

Alors, sans en parler à son tuteur, Perchta commença à s’aventurer hors des bois, dans les villages, au cœur de la nuit. Sur les rebords des fenêtres couverts de neige, sur le pas des portes, sur le seuil des granges, elle déposait de menus présents – bols ou paniers d’osier emplis de fruits secs ; douces fourrures de lapins ou de martes ; brosses en soies de sanglier ; poupées de bois et de feutre ; petites pièces de tissu fin qu’elle fabriquait elle-même à partir des fibres végétales qu’elle trouvait dans la forêt, ou des flocons de laine que les moutons semaient dans les ronces. C’était bien peu de choses, mais Perchta fut ravie de voir des sourires fleurir sur les visages, surtout ceux des enfants. Les adultes paraissaient plus suspicieux, comme si ces dons ne pouvaient qu’être le fruit d’une intention malveillante. Mais la joie qui se lisait sur les visages enfantins, les regards éteints qui soudain, passaient à l’incrédulité puis à l’enchantement, suffisaient à compenser ces désagréments. La jeune fille, quant à elle, trouva un incommensurable contentement à distribuer ces petites choses qui quelques instants chassaient les nuages des visages renfrognés.

Perchta continua donc son œuvre tout l’hiver et recommença l’année suivante, puis l’année suivante et encore la suivante. Peu à peu, elle sentit un changement. Les gens attendaient sa venue. Ils se rassemblaient et veillaient plus tard, espérant apercevoir ce bienfaiteur invisible, sans jamais y parvenir toutefois. Au cœur de ces tristes, froids et interminables hivers, c’était un peu de chaleur de cœur et d’âme qui n’avait pas cours le reste de l’année. Si cela ne suffisait pas à faire oublier les rigueurs de la saison, au moins, cela les écartait momentanément. L’espace de quelques nuits, certains en venaient même à apprécier l’hiver. Et la jeune fille en était très fière et heureuse.

Quant à l’Hiver, elle finit par comprendre qu’il avait découvert son secret. Elle ne s’était guère montrée discrète en vérité, mais comme le vieil homme ne l’avait jamais interrogée, elle avait estimé qu’elle n’avait aucune raison de s’inquiéter. Cependant, à mesure que le temps passa, elle remarqua des changements subtils dans l’attitude de l’Hiver. Une étincelle brillait parfois dans son regard, qui ne s’était jamais trouvée là auparavant. Certaines nuits, il apparut même que plusieurs foyers avaient reçu une visite avant la sienne. Elle n’était pas certaine qu’il s’agissait bien de l’Hiver ou de quelque villageois qui aurait voulu l’imiter par pure bonté d’âme. Dans un cas comme dans l’autre, cela signifiait que sa démarche n’était pas vaine et que l’esprit de générosité qui demeurait dans le cœur du vieil Hiver pouvait se montrer sous son vrai jour.

Mais un jour que l’automne touchait à sa fin, Perchta tomba malade. Une maladie foudroyante qui l’affaiblit pernicieusement. La fièvre la cloua au lit. L’Hiver la regarda dépérir, sans savoir ce qu’il lui fallait faire pour la guérir. La jeune fille devint très pâle, les battements de son cœur se firent plus faibles et erratiques, sa respiration plus sifflante. Des ombres s’abattirent sur son visage. Son regard se fit caverneux. Elle tremblait de fièvre sans arriver à se réchauffer.

La maladie mit l’Hiver au désespoir. A l’extérieur de la grotte de la cascade, le blizzard se mit à souffler et à déchaîner la neige et la glace comme jamais auparavant. Il devint presque impossible de distinguer le jour de la nuit, tant il faisait sombre et tant la fureur des éléments plongeait le monde dans un perpétuel tourbillon de neige et de grêle. La cascade à l’agonie craqua et hurla.

Mais l’état de Perchta ne cessait d’empirer. Et la nuit du Solstice, elle s’endormit pour ne plus jamais se réveiller, comme son père bien des années avant elle.

L’hiver ravagea tout. Le vieillard, lui, ne quitta pas sa grotte, éperdu de souffrance. Assis à même le sol de pierre, il fixait le visage de cette enfant qui avait passé comme une étoile dans son immortalité. Il se souvenait par trop bien de sa vie avant Perchta. Il refusait d’y revenir, de faire comme si elle n’avait jamais existé, comme si elle n’avait eu aucune influence sur lui. Elle était la seule qu’il eût laissée entrer dans son univers et la seule à avoir réussi à lui prouver qu’il n’était peut-être pas aussi froid que la glace qui l’entourait. Pourtant, il aurait dû prévoir tout ce qui lui arrivait. Aucun homme n’était éternel et la jeune fille ne faisait pas exception. Mais il n’avait jamais pu s’y résoudre. Et voilà qu’il se retrouvait à pleurer en silence sur la dépouille figée sous un vernis de glace de celle qu’il avait fini par considérer comme sa propre fille.

Les jours, les semaines, les mois passèrent. L’Hiver demeura auprès de Perchta et s’y laissa dépérir à son tour. Il ne pouvait pas mourir, mais la faiblesse qui le saisit le fit plonger dans un sommeil profond. Et à mesure qu’il s’éteignait, l’intensité de l’hiver diminuait, elle aussi. Les tempêtes de glace et de grêle firent plus souvent place à la neige, douce et silencieuse. Les blizzards se firent moins violents, moins hurlants. Et si les hommes constatèrent ces changements, ils les accueillirent avec une incrédulité méfiante, trop habitués aux soubresauts de l’hiver pour croire que le sort penchait enfin en leur faveur. Mais les années s’écoulèrent, l’hiver demeura apathique et ils finirent par oublier qu’il en avait un jour été autrement. Toutefois, le souvenir de la générosité de Perchta demeura. C’est ainsi que la tradition d’offrir des cadeaux aux enfants lors de la nuit du Solstice et des jours intercalaires de fin d’année se répandit dans tout le Leone.

Quant à l’Hiver, il se dit qu’il continue de veiller sur Perchta, depuis sa grotte, derrière la cascade, au plus profond de la forêt de l’Est et qu’il attend là-bas que les Esprits acceptent de la lui rendre.

  
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