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Commentaires : mode d'emploi
Article rédigé par Beatrice Aubeterre & publié le 04.04.2016 dans Allée des Conteurs
Du côté des auteurs
Nous avons longuement évoqué le côté lecteur. Cela ne signifie pas que l'auteur, de son côté, est libre de toute règle de conduite.

Réagir aux commentaires

L'essentiel déjà, est de répondre : trop d'auteurs semblent considérer que c'est une sorte de corvée dont ils peuvent se passer. Pourtant, il s'agit de courtoisie élémentaire, pour montrer que l'on a lu et que l'on l'a apprécié (ou non, mais nous y reviendrons). Bien entendu, si le lecteur vous a laissé une quinzaine de commentaires, vous n'êtes pas obligé de répondre systématiquement à chaque (même si c'est apprécié) mais prenez au moins la peine de répondre au premier et/ou dernier.

Beaucoup de points abordés précédemment sont également valables du côté des auteurs. La neutralité, le recul, la réflexion sont tout aussi nécessaires - plus encore, la plupart du temps.

Dans la mesure du possible, surtout quand le commentaire est long et construit, ou quand c'est la première fois qu'un lecteur commente l'oeuvre, prenez la peine de remercier. Quelle que soit son opinion, le lecteur a pris le temps de vous lire.

Commentaires positifs et négatifs

Pour les commentaires positifs, ne les tenez pas pour acquis. Il y a des gens qui seront plus sensibles que d'autres à vos écrits, ou moins exigent, ou plus enthousiastes. Laissez-les vous motiver et vous aider à aller de l'avant, mais restez conscient qu'il y aura toujours de la marge pour l'amélioration ! Le recul et la modestie vous aiderons à progresser bien plus que l'auto-satisfaction.

Même si cela arrive heureusement rarement, si le lecteur apprécie un texte que vous jugez médiocre ou un passage que vous ne trouvez pas abouti, évitez de vous montrer moqueur ou désagréable pour autant. (Oui, cela arrive...)

En présence d'un commentaire négatif – ou pas intégralement positifs, même si c'est compliqué, essayez de bien faire la part entre ce qui est objectif (style, remarques construites, etc) et ce qui est subjectif. Évitez de réagir à chaud, ce n'est jamais une bonne idée. Laissez passer un peu de temps, réfléchissez à votre réponse ; n'hésitez pas à vous relire avant de l'envoyer.

Vous êtes tout à fait en droit de vous justifier ou de vous expliquer, à partir du moment où vous le faites de façon calme et construite.

Suppression de commentaires

Évitez autant que possible de supprimer les commentaires négatifs : cela peut avoir un très mauvais effet au yeux de la communauté des lecteurs, celle d'un falsificateur qui ne tolère aucune critique.

Il existe cela dit une catégorie de commentaires que vous avez le droit de supprimer si le système vous le permet : il s'agit des interventions hors-sujet, telles que le spam, l'autopromotion, le flood, etc. Il est également tolérable d'ôter une intervention portant des attaques personnelles ou des propos ouvertement injurieux.

Faut-il tenir compte des commentaires ?

Au-delà même de l'effet émotionnel suscité par les commentaires portés sur son oeuvre, une autre question se pose forcément : dans quelle mesure doit on tenir compte des remarques, critiques et commentaires des lecteurs ?

La question est délicate et il est impossible d'y apporter une réponse définitive. Seules les remarques portant sur l'orthographe ou la syntaxe - et encore, il fait souvent bon de vérifier par ailleurs - peuvent être considérées comme incontournables. On peut y rajouter celles qui touchent aux contresens, impropriétés, répétitions... mais il peut toujours s'agir d'effets voulus par l'auteur. Dans l'essentiel des cas, il y a une grande part de subjectivité dans les critiques - et il est tout à fait possible qu'elles tombent à plat et ce pour diverses raisons : goûts personnels, culture littéraire, mauvaise compréhension, ignorance - souvent normale à ce stade - des intentions de l'auteur...

Il est possible de se baser également sur la récurrence d'une remarque : toutefois, si les commentaires sont apparents à tous les lecteurs, il n'est pas exclu qu'ils puissent s'influencer dans leur jugement. Par contre, si la même objection se retrouve de la part de plusieurs sources séparées, elle devient bien plus fiable.

Ce qui ne signifie pas qu'une critique isolée est forcément à négliger, du fait qu'elle relève d'une appréciation très personnelle. Si une remarque porte à la réflexion et au doute, c'est peut-être qu'elle touche juste... Mais attention : certains lecteurs perçoivent à juste titre des problèmes dans un texte, mais il arrive assez souvent qu'ils ne les identifient pas correctement. Ce qui oblige l'auteur à prendre d'autant plus de recul sur les choses et de déterminer lui-même quels éléments doivent être modifiés dans un texte.



Nous espérons que ce petit tour d'horizon vous aura été utile, que ce soit en tant que lecteur ou en tant qu'auteur. S'il faut donner une conclusion générale, ce sera la suivante :
"Ne jamais oublier qu'il y a des êtres humains derrière les écrans."
Si l'on garde cette évidence en tête, on a toutes les chances de faire les choses bien !




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Codan
dimanche 23 décembre 2018 à 06h28

Comme dit Nascana, c'est un article hyper complet, sur lequel je vais sans doute revenir quand j'aurais besoin de faire des commentaires ! Merci beaucoup
Nascana
jeudi 12 mai 2016 à 21h24

Très complet comme article. Je doute de tout pouvoir mettre en oeuvre dans un commentaire mais c'est une bonne base de réflexion.
Oménassaï
jeudi 14 avril 2016 à 00h02

Beatrice Aubeterre
dimanche 17 avril 2016 à 20h07

Sans doute Omé ! Après c'est clair que c'est compliqué de savoir ce qui sous-tend la démarche, mais tu as raison... Cela ne coûte rien d'essayer.
Merci de tout retour en tout cas ! :)
Oménassaï
jeudi 14 avril 2016 à 00h06

Un article très complet ! Et pour le coup, je pense que donner aussi le comportement à avoir face aux commentaires en tant qu'auteur est une bonne idée. Je pense quand même que, dans le cas où le lecteur fait un commentaire uniquement sur la grammaire du texte, il peut être utile, de la part de l'auteur, d'eventuellement demander à ce lecteur son avis, au cas où il ne cherchait pas à être blessant mais juste à aider, à sa façon.
Clyfia Shana
mercredi 13 avril 2016 à 14h57

J'ai survolé ton article, Béa. Tout d'abord, merci d'avoir pris de ton temps pour l'écrire. Il est en effet très complet et "pédagogique". J'aurais tendance à dire, ce qui rapproche le lecteur de l'auteur, ce n'est pas la façon dont est rédigée le commentaire. Cela dépend beaucoup, à mes yeux, des deux personnes qui sont derrière l'écran. Il y a des choses dans l'écriture qui révèlent la proximité ou au contraire l'éloignement, des choses qui toucheront ou pas le lecteur. Tes conseils me semblent de bon sens, vraiment, il convient juste, je pense, de garder à l'esprit qu'un commentaire peut être naturel, peut se former sans chercher à respecter une démarche quelconque. Au fond, une façon de faire qui n'est pas si différente de ce que l'on pourrait dire humainement à la personne en chair et en os, mais avec, en plus, une réflexion et un recul supplémentaire. Quel intérêt aurais-je, sinon, à commenter en ligne (en dehors de leur aspect public) les écrits d'une personne que j'ai en face de moi.
Beatrice Aubeterre
dimanche 17 avril 2016 à 19h40

Merci de ton retour Clyfia !
La démarche existe juste pour aider ceux qui ont des difficultés à formuler, pour le reste, ce n'est pas contractuel ! ^^
Et merci de cette petite réflexion complémentaire très intéressante. :)
Kahlan
lundi 4 avril 2016 à 20h29

J'avoue qu'une partie de ton article me laisse un petit peu perplexe, Béa. Il est très orienté « auteur », et certains points qui me paraissent importants ne sont pas évoqués. En tant qu'auteur, je suis moi-même très consciente du mal qu'un commentaire qui te descend en flammes peut faire. Et tout ce que tu dis dans ton article est très sensé de ce point de vue. Cela étant, je lis aussi plus d'une cinquantaine de livres par an (sans compter les fictions), alors le côté lectrice en moi est tout aussi important. Et le point de vue du lecteur me semble tout aussi crucial.

La première question qu'il faut se poser, c'est pourquoi on écrit une chronique (et plus généralement pourquoi on tient un blog de chroniques littéraires). Il peut y avoir plusieurs raisons : pour faire plaisir à l'auteur, parce que vous avez aimé son texte et que vous avez envie de le promouvoir en sont deux très bonnes ; mais peut-être aussi que vous écrivez pour les gens qui vous lisent, ceux qui viennent chercher sur votre blog un avis sur un texte, votre avis. Parce qu'ils partagent vos styles littéraires de prédilection, et qu'ils se retrouvent dans vos avis, ou parce qu'ils sont simplement curieux à propos d'un ouvrage et sont arrivés chez vous par hasard.

Dans ce cas, la manière dont je vois les choses, c'est que je dois à ces gens-là un avis impartial, et ce quelle que soit la manière dont le livre est arrivé entre mes mains (achat, prêt ou service presse), que je connaisse personnellement l'auteur ou pas. Ce qui signifie que, parfois, mes chroniques ne sont pas spécialement tendres, c'est un fait. Parce que tu as raison, notre avis est subjectif, notre ressenti dépend à la fois de nos goûts, mais aussi de ce qu'on a lu juste avant, de notre humeur du moment... Alors notre chronique l'est forcément aussi, subjective.

A la limite, on pourrait même aller plus loin : tu dis que le chroniqueur ou l'auteur d'un commentaire doit se justifier si son avis est négatif. Là encore, je ne suis pas tout à fait d'accord. Tu pars du principe que cette personne a écrit pour l'auteur, pour l'aider à s'améliorer. Ce n'est pas forcément le cas. Et pourquoi aurait-on le droit de dire « j'ai beaucoup aimé » sans justification, mais pas « je n'ai pas aimé » sans justification ? Pourquoi forcément chercher des points positifs ? Je n'aime pas les endives, point. Il n'y a rien de positif là-dedans, je n'aime pas ça. C'est un ressenti, certes un ressenti qui n'engage que moi, mais un ressenti néanmoins. Tu vas me dire, pourquoi écrire une chronique, dans ce cas ? Oui, je suis d'accord, ça n'a aucun intérêt, mais ce qui me chiffonne dans ton article, c'est la notion de devoir. Le lecteur ne doit rien du tout.

Pour moi, il faut vraiment dissocier les commentaires que tu peux faire pour aider un auteur sur les plate-formes d'écriture (et donc lui montrer ses failles sans le décourager), de ceux que tu fais pour aider les lecteurs à choisir leur prochaine lecture sur un blog littéraire (et donc être parfaitement honnête quant à ce que tu as perçu comme la qualité d'un texte). La personne à laquelle tu t'adresses n'est pas du tout la même, généralement le support non plus d'ailleurs, et cela influe directement sur ce que tu écrits.

Ensuite, il y a aussi le fait qu'écrire une chronique construite prend du temps, il ne faut pas se leurrer. D'une part parce qu'il n'est pas toujours facile de mettre en exergue ce que l'on a pensé du livre, ce que l'on a aimé et pourquoi on l'a aimé, ou ce que l'on n'a pas aimé et de la même façon pourquoi. D'autre part, parce qu'il faut rédiger sa chronique, c'est à dire écrire un texte un tant soit peu construit, qui dise clairement les choses sans démagogie mais en les justifiant, en y mettant les formes, etc. … Dans ton article, les contraintes sont énormes : écrire le commentaire de préférence tout de suite après la lecture, prendre des notes si on n'a pas un clavier sous la main, développer un ou plusieurs axes, y mettre les formes et arrondir les angles, ne pas faire un simple relevé de fautes (en même temps, quand le texte en est truffé, le lecteur est en droit d'être agacé, il me semble, c'est une question de respect !), pointer les failles tout en restant conscient qu'on n'a pas tous les tenants et aboutissants, ne pas se montrer trop puriste, garder l'esprit ouvert...

Pfff... Très sincèrement, essayer déjà de mettre tout cela en œuvre dans une chronique d'un roman entier constitue une charge de travail considérable (rappelons que le chroniqueur est bénévole et qu'il a une vie, accessoirement). Personnellement, si je devais m'appliquer autant pour chaque commentaire que j'écris, c'est bien simple, je n'en écrirais plus, je me contenterais de mes chroniques ! Je lis pour le plaisir de lire, à la base. Si ça devient une corvée, quel intérêt ? C'est précisément la raison pour laquelle je suis une très mauvaise bêta-lectrice. En tant qu'auteur, je suis déjà très reconnaissante à ceux qui prennent la peine de lire mes textes, de les commenter (même si c'est pour me dire : coucou Kahlan, j'ai lu, j'ai aimé, j'ai pas aimé, j'ai pas compris...) alors exiger d'eux un effort aussi énorme... ça me semble juste inconcevable.

Voilà, j'avais juste envie d'évoquer l'autre côté de la force ! ;-)
Beatrice Aubeterre
mardi 5 avril 2016 à 10h33

Je comprends bien, mais je crois que nous ne seront jamais d'accord sur certains points. Justement, l'article s'adresse principalement au lecteur lambda : justement parce qu'à partir du moment où il exprime son ressenti, il quitte sa qualité de lambda et il prend une part de responsabilité. Et justement, ménager Pierre, Paul ou Jacques me semble capital. Je n'ai jamais dit par contre qu'il ne pouvait pas exprimer son ressenti, ou qu'il fallait que ce soit compliqué (ce guide est justement censé aider ceux qui ne trouvent pas quoi dire ou qui souhaitent aller plus loin), juste qu'il y a forcément des formes à mettre, pour des raisons de courtoisie ou tout simplement de bienveillance. Sinon, c'est la loi de la jungle et il y a déjà trop de ça sur Internet. De plus, je pense que cela peut inciter le lecteur à prendre un peu plus de recul et de maturité dans ses approches et ce n'est pas un mal dans une population souvent jeune et peu expérimentée en la matière (des sites comme l'Allée ou Scribay sont des échantillons réduits et atypiques).

Après, je ne ênse que pas que l'article doive "circuler sur les réseaux sociaux" : simplement qu'il peut intéresser une part plus large de lecteurs de webfictions que les "pensionnaires" de l'Allée... Wattpad, fanfiction.net, etc. Après, parler d'emblée de "publication en ligne", le "dialogue entre lecteur et auteur" me semble tout de même donner des éléments clairs de contextes (tout comme un grand nombre d'éléments tout au long de l'article) : nous ne sommes pas ici dans le "distribution en ligne", mais bien dans la lecture directe, gratuite, qui sort des schémas classiques de consommation. Qui d'ailleurs peut se faire ailleurs que sur une plateforme : site perso, blogs, etc. Après, s'il faut rajouter une phrase pour expliquer ce qu'est un commentaire (contrairement à une chronique, une critique, etc.) pour ceux qui tomberaient par hasard dessus, pourquoi pas ?

Sinon, au risque de te surprendre, je pense qu'idéalement, un commentaire ne concerne personne d'autre que le commentateur et l'auteur. Il est un échange entre deux personnes, il n'est pas là pour inciter autrui à lire ou ne pas lire (d'ailleurs il ne se soucie pas, par exemple, d'éviter le spoil ou de présenter ce qu'il commente). Certes, il est bien souvent public (ce qui peut influer sur leur contenu, souvent pour des raisons extérieures pas toujours avouables style malveillance et esprit de cour...) et il est courant de les lire pour se faire une idée, mais ce n'est pas leur fonction. D'ailleurs, je pense que nous sommes beaucoup à ne les lire qu'après lecture du texte pour trouver quoi dire dans notre propre commentaire . Après, que des lecteurs potentiels puisse les parcourir pour se faire idée, ça arrive, mais dans ce cas un "j'aime", "j'aime pas" est d'une inutilité flagrante pour les autres.... ^^
Kahlan
mardi 5 avril 2016 à 07h52

Mais Béa, il ne faut pas être triste, ce n'était pas du tout une attaque ou une critique... J'ai pris plaisir à te lire, et je suis absolument convaincue d'une bonne partie de ce qui figure dans ton article. C'est effectivement une excellente base de travail, et un bel appel à la bienveillance. Mais ce qui me chiffonne, c'est que j'ai le sentiment qu'il se positionne uniquement du point de vue de l'auteur, pas du lecteur lambda qui veut exprimer son ressenti sans forcément avoir à l'analyser ni à faire attention à ménager Pierre, Paul ou Jacques.

A force de traîner sur les plateformes d'écriture, au milieu d'auteurs qui font la même chose, on en oublie parfois que la majorité des gens ne font que lire. Qu'ils ne sont pas forcément là pour aider un auteur à progresser, juste pour prendre plaisir avec une histoire qui les intéresse a priori. Et que le commentaire qu'ils déposent (je pense notamment aux librairies en ligne) n'est pas destiné à l'auteur mais aux autres lecteurs. A ce moment là, je peux comprendre qu'il considère n'avoir aucun devoir vis à vis de l'auteur, il n'a pas aimé, il a le droit de le dire et de ne pas se justifier, même si ça n'a pas grand intérêt, je te l'accorde volontiers.

Ton article circule sur les réseaux sociaux, il me semble important de clarifier son contexte, de préciser à qui il s'adresse et dans quel cadre. Voilà, c'est tout. Il m'a interpellée, j'ai réagi en essayant d'adopter et de souligner un autre point de vue, celui du lecteur. Après, il n'en reste pas moins que tout ce que tu dis est parfaitement défendable et totalement applicable à une vraie chronique telle que je peux la concevoir.
Beatrice Aubeterre
lundi 4 avril 2016 à 23h16

Merci de ton retour, Kahlan ! Mais je suis très perplexe, je l'avoue...

Tout d'abord; je crois qu'il y a un grand malentendu : ces conseils sont en effet destinés aux lecteurs/commentateurs de plateformes littéraires et PAS aux chroniqueurs : je n'aurais alors pas employé le terme de "commentaire" qui est quand même très spécifique : un commentaire n'est pas une critique ni une chronique. Je le précise d’ailleurs dans le cours de l'article. La chronique est un exercice totalement différent et je n'aurais pas pensé une seconde que cette confusion puisse être faite.

Cela me semble clair dans le passage suivant :

"Vous n'avez pas besoin de vous étaler particulièrement. [...]

Rien ne vous empêche cependant de rédiger une critique approfondie d'une fiction qui vous a plu pour la publier sur votre blog ou votre site, comme vous le feriez pour un livre papier : c'est d'autant plus important qu'une bonne histoire peut avoir, hélas, très peu de visibilité ; un peu de com' sera toujours appréciée !"

Elle s'adressait aux gens qui avaient envie d'en dire plus (trop) mais il me semble, en faisait bien la distinction entre les deux, en impliquant que la critique était un tout autre exercice !

Il faut bien comprendre aussi que nous sommes dans un milieu (pas sur l'Allée, certes, mais cet article se veut généraliste) où la descente en flamme peut devenir un sport national. Il peut être salutaire de se demander pourquoi on n'a pas aimé. Il peut être utile d'apprendre à y mettre les formes. Après, chacun son point de vue sur la question. Mais après avoir pratiqué cinq ou six plateformes, ce sont des points que je trouve utile de rappeler.

Ensuite, iI ne s'agit pas du tout de TOUT mettre dans un commentaire - mais tout simplement d'expliquer aux commentateurs potentiels quels sont les différents axes sur lesquels on peut commenter pour aller un peu plus loin que "j'ai aimé" ou "j'ai pas aimé". Du coup, je ne vois pas où est la contrainte quand ce sont des conseils ou des pistes de réflexion, où chacun prend ce qu'il veut ! :/

Du coup, je dois avouer que je suis très, très confuse, triste, et troublée car jamais je n'aurais crue que ces confusions puissent être faites ! oO Etant tout à la fois auteur et commentatrice, j'ai aussi écrit ces règles parce que je suis la plus mauvais commentatrice du monde, et que bien souvent je sèche sur ce que je dois dire et comment. Oui, il m'arrive de noter ou souligner des choses dans le chapitre que je lis pour me rappeler les points importants à évoquer : on me l'a conseillé à mes "débuts" et ça m'a beaucoup aidé. J'ai écrit ce qui m'aurait été utile quand je suis tombée dans le monde de la webfiction. Et qui m'est encore utile aujourd'hui.

Et j'espère que ce sera le cas pour d'autres...









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