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Interview d'auteur - Angel Arekin (Edilivre)
Article rédigé par Sizel & publié le 11.02.2015 dans Monde de l'édition
Angel Arekin
Angel Arekin est l'auteure de la saga Le Porteur de Mort dont le premier tome a été publié chez Edilivre en 2014. Je vous propose donc d'en découvrir plus sur elle et son aventure grâce à l'interview ci-dessous !



Donc pour bien commencer cette interview Angel, peux-tu nous parler un peu de toi ?

Parler de soi, ce que tout écrivain adore. Ce n'est pas pour rien qu'on se cache derrière nos livres :)

Bref,

J'ai 33 ans, déjà! Je suis rédactrice de débats, ce qui signifie que je passe ma vie à écrire, soit pour les autres, soit pour moi.
Dans quelques jours, je vais d'ailleurs ouvrir ma propre "société" au titre d'écrivain public.
L'écriture est ma passion. Une véritable passion, de celle qui dévore si on ne la comble pas de temps en temps.
Comme tout écrivain qui se respecte, c'est en lisant d'abord les livres des autres que j'ai découvert mon propre désir d'écrire.
Et j'essaie de bâtir ma vie tout autour.
J'ai une famille formidable, un super mari et un fils adorable de 1 an.
Je suis Corrézienne, mais j'ai dû m'expatrier en Normandie pour cause d'amour. Je ne désespère pas de pouvoir un jour rentrer chez moi, même si j'apprécie mon nouveau nid.


Tu es donc une écrivaine jusqu'au bout des ongles ! Est-ce que tu peux nous parler de tes projets finis ou non pour qu'on puisse découvrir tes univers ?

Mes projets finis : les six volumes de la saga Le Porteur de Mort, dont le volume 1 est déjà sorti en vente (L'Apprenti).

L'histoire se déroule à une époque à mi chemin entre le Moyen Age et l'époque moderne, pour situer d'un point de vue technologique, sur le continent d'Asclépion, mais il en existe 4 autres : Maâthen, Ulutil, Tepnie et Les Terres Inconnues. Je les nomme, ces derniers ont en effet une importance dans les tomes suivants et dans les projets en cours.

Ainsi, mes idées se déroulent autour de ce monde, peuplé essentiellement d'hommes et de créatures aux pouvoirs démesurés et mystérieux.

Asclépion est une monarchie, organisée autour d'une confrérie millénaire tenue de mains fermes par une poignée de guerriers immortels. Ces derniers vont choisir mon héros, Seïs, pour devenir l'un des leurs. Sauf que celui-ci a en horreur tout ce qui incarne l'autorité, la discipline, les responsabilités, bref, devoir servir son prochain n'est définitivement pas son truc. Lui, ce qu'il aime, c'est boire, faire la fête, aller au bordel, truander et escroquer dans les quartiers populaires de sa ville natale, et puis de temps en temps, reluquer sa jolie cousine dont il est secrètement amoureux.

Asclépion connait malheureusement depuis deux millénaires l'ascension d'une branche dissidente. L'un des membres de la confrérie a trahi sa patrie pour se confectionner un joli territoire à l'ouest du continent où il s'étend joyeusement en faisant de temps en temps des coups fourrés à ceux d'en face. Mais voilà qu'avec l'arrivée de Seïs parmi les rangs des apprentis, ce dernier y voit l'occasion inestimable de faire un coup de maître.

Quant à savoir, qui est le Porteur de Mort, eh bien, il faut lire le livre. Il m'est impossible de le mentionner pour décrire ce récit. C'est tout le mystère de la trame. Qui est-il ? D'où vient-il ? De quoi est-il capable ?

Pour les projets en cours :

Provisoirement intitulé, La Gardienne, le livre se déroule sur le continent de Maâthen, autour des Charmeurs, un clan d'individus capables de "Charmer" tout un chacun, pouvoir très prisé qui exige fortement d'être protégé. Mon Charmeur en titre se voit attribué à la garde d'une Gardienne peu ordinaire et celle-ci, croyant se trouver devant l'un des Charmeurs les plus célèbres, déchante vite en faisant sa connaissance. De là cependant, ces deux créatures complètement différentes, se retrouvent propulsés sur les routes pour faire face à diverses quêtes qu'exige la charge de Charmeur.

Deux autres volumes sont une sorte de spin-off à la saga Le Porteur de Mort, sur deux des personnages.

En dehors de la fantasy qui me prend déjà beaucoup de temps, j'écris également ce que l'on intitule actuellement des New Romance, dans la veine d'After ou de Fifty Shades. Deux romans sont déjà achevés, un autre en cours.


Tu as un sacré passif, je suis impressionnée. Donc pour résumer, ton cœur balance entre Fantasy et romance ! Dans les grandes lignes, est-ce que tu peux nous expliquer comment tu abordes un nouveau projet jusqu'à y inscrire le mot FIN ?

Je fonce tête baissée. J'ai une idée qui me passe par la tête et j’échafaude un plan de début juste pour pouvoir l'atteindre et tout s'imbrique ensuite comme les pièces d'un puzzle.
L'idée de base, ça peut être un personnage, une image que j'ai vue passer à la télé, une ligne que j'ai lu dans un roman, une scène que j'ai rêvé ou que je me suis imaginé.
Et hop ! C'est parti, je me lance sur ma feuille blanche. Et le mot FIN apparaît sans que je n'ai eu le temps de le voir venir... ou presque.


Tu y vas donc à l'instinct et à l'inspiration. Et à quel moment tu t'es dit : j'ai envie de publier mon histoire ?

Quand un de mes amis a lu le 3e volume du Porteur de Mort et qu'il m'a houspillé pour que j'écrive la suite.
Là, j'ai eu envie d'être publiée, même si l'envie de faire découvrir mon univers me taraudait depuis longtemps.
Quand on écrit, c'est pour être lu, faire découvrir ses personnages, son monde, ses histoires.
Je suis une conteuse d'histoires.
Je crée des personnages que j'adore et que j'ai envie de faire découvrir pour qu'on les aime encore un peu plus, au-delà de leur auteur.


Comment tu t'y être prise ?

J'ai travaillé dans le milieu de l'édition. Il y a une chose que l'on apprend très vite, ce sont que les grosses maisons reçoivent des tonnes de manuscrits.
Par conséquent, inutile de commencer par là. Il faut viser les petites maisons d'édition spécialisées dans les domaines qui nous intéressent.
Je suis publiée chez Edilivre. C'est une petite maison d'édition alternative, c'est à dire qu'ils publient à compte d'éditeur, mais que les commandes sont à la demande.
Ils n'ont donc pas de stock. En revanche, vous n'êtes pas dans les rayonnages de librairie, même s'il est possible de commander le livre en librairie ou si par hasard et avec de la chance, un libraire avise votre livre dans la manne de ceux qui existent déjà et vous sélectionne. Le reste se fait sur des sites d'achat en ligne, comme Amazon ou Fnac...


Donc si je comprends bien, ça a été un One-shot : un manuscrit, une proposition de publication. Comment s'est passé la collaboration avec l'éditeur entre le moment où l'histoire a été sélectionnée et le moment où elle a été mise en vente ?

Oui, mais les autres volumes devraient normalement voir le jour bientôt.
Le seul inconvénient de cette maison d'édition est que la correction revient à l'auteur.
J'ai donc travaillé avec une amie correctrice qui m'a fait la correction du manuscrit de A à Z à titre gracieux et amical.
Ensuite, j'ai collaboré avec l'une des secrétaires d'édition de la maison qui a mis en page mon ouvrage. J'ai procédé à plusieurs reprises à divers réajustements, corrections...
Elle m'a aiguillée pour faciliter mon travail et le lien entre le moment où le roman passe du manuscrit au livre en lui-même.
C'est une drôle de période. C'est le moment où j'ai eu le plus l'impression d'avoir un vrai travail en écrivant.


Tu as donc eu beaucoup de choses à gérer de façon autonome : il vaut mieux avoir un bon réseau ! Avec un peu de recul, qu'est-ce que tu peux nous dire sur cette expérience ? Tu es satisfaite ?

C'est encore difficile de répondre à cette question. Oui, on gère les choses de façon autonome, mais l'avantage, c'est qu'on garde le plein contrôle sur son roman.
Ensuite, les choses se mettent en place doucement. La maison accompagne pour toute la promotion, même si une grosse part reste à l'auteur.
Pour une question, une aide, ils répondent toujours. Ils organisent des salons, des séances d'écriture. Il faut rester très disponible.
Mais c'est le travail d'un écrivain que de se prêter à ce genre d'exercices.
Bien sûr, j'aimerais plus de publicité, comme tous les auteurs méconnus, plus de démarchage.
Mais la promotion d'un livre, quand on ne s'appelle pas Musso ou King, passe par bien de petites choses et de petits réseaux pour atteindre les grands.
Il faut se montrer patient et vindicatif.
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Quetzy
lundi 9 mars 2015 à 11h23

Chouette interview d'une auteur passionnée ! C'est très enrichissant de lire son parcours, ses projets, elle est motivante Angel !

Bien joué Sizel, tu es une intervieweuse de talent !
Sizel
samedi 7 mars 2015 à 15h27

Merci pour vos retours et de nouveau merci à Angel pour s'être prêtée au jeu !

J'espère pouvoir vous proposer de nouvelles interviews à l'avenir.
Jewel
mercredi 25 février 2015 à 08h18

Une interview très intéressante et Angel décrit très bien les difficultés auxquelles sont confrontées les auteurs débutants. Je partage entièrement son avis pour ce qui est de se faire connaître.
Merci à toutes les deux ! :)
Angel
mardi 24 février 2015 à 13h54

De toute façon, quand tu es un tout petit auteur, tu ne pars pas du principe que tu vas gagner ta vie en vendant tes romans. Donc je préfère mille fois qu'on achète le format numérique que rien du tout. Le but du jeu, c'est avant tout de faire découvrir son roman, son univers, le reste, c'est du substantiel.

Pour ce qui est des fautes, du style... il te faut trouver de supers copains fans d'orthographe et de livres pour t'aider :) Système D !
Kahlan
mardi 24 février 2015 à 11h21

Merci pour tes réponses, Angel. Pour les corrections, j'ai l'impression que du coup, c'est un moyen terme entre avoir un éditeur qui gère tout mais impossible à trouver quand on ne s'appelle pas King ou Chattam, ou ne pas avoir d'éditeur du tout ! Je comprends bien que c'est frustrant, car il n'y a pas que les fautes, il y a le style, la cohérence de l'ensemble, toutes ces choses qu'on ne voit plus soi même à force...

Pour le prix, cela favorise forcément le numérique, mais du coup, c'est l'auteur qui en pâti quelque part parce que 10% de 4 € ce n'est pas comme 10% de 30 ! Alors qu'à 18 €, plus de gens se seraient peut-être laissés tenter par le format papier. Enfin, je me doute bien que tu n'y peux rien ! ;o)
Angel
mardi 24 février 2015 à 08h51

Oh, ça sera avec grand plaisir. Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de croiser les personnes qui hantent les forums :)

En revanche, je n'y serai que le dimanche 22 mars, le matin en train de fureter parmi les stands et le dimanche après-midi pour dédicace. Il faut bien bosser un peu :)
Oménassaï
lundi 23 février 2015 à 22h35

Je trouve vraiment que c'est une interview très intéressante, qui permet d'en apprendre plus sur le monde de l'édition aujourd'hui, et aussi sur tes projets, Angel. J'ai bien envie de lire le Porteur de mort, et pour le coup, si j'ai l'occasion de passer au Salon du Livre, ça me tenterait bien d'essayer d'avoir une dédicace !
Angel
lundi 23 février 2015 à 21h03

Bonsoir,

Pour répondre à ta première question, les maisons d'édition dites classiques fournissent bien évidemment le correcteur (ouf), mais celles qui se développent de plus en plus, les maisons d'édition alternatives, qui restent des maisons à compte d'éditeur, proposent moins de services pour éviter d'augmenter leurs frais. Il revient donc à la charge de l'auteur de fournir ce travail ou, si les finances le permettent, de se payer un correcteur (ce qui est hors de prix!) Mais, comme toi, ça me frustre, parce qu'il est évident qu'un auteur est moins objectif pour relire son manuscrit. Au bout d'un moment, on ne voit plus les fautes.

Pour la seconde question, le prix est malheureusement fixé par l'éditeur. Si j'avais eu mon mot à dire, j'aurais fixé le prix du livre à 18 euros pour le format qu'ils ont choisi (qui est grand pour en réduire le nombre de pages, hé oui, tout est question de rentabilité et d'argent dans le monde de l'édition, il ne faut pas s'y tromper). Ma part s'élève comme à peu près tous les auteurs, 10% du prix du livre, format numérique et papier confondu.
Nascana
lundi 23 février 2015 à 20h04

Merci pour cette découverte. Je ne connaissais pas cet ouvrage mais j'ai bien envie de le découvrir à présent.
Kahlan
lundi 23 février 2015 à 19h58

Très intéressante interview, où l'on apprend comment cela peut se passer avec un éditeur. J'ai trouvé ça vraiment extra, et tes questions très pertinentes, Sizel. Je croyais que les maisons d'édition fournissaient les correcteurs, et je trouve ça hyper important, mais de toutes évidences, ce n'est pas systématiquement le cas. J'avoue que, quelque part, ça me choque, parce que c'est un peu comme si elles éditaient un livre sans s'engager vraiment sur sa qualité. Par rapport aux lecteurs, ce n'est pas très correct. Enfin, ça n'a rien à voir avec ce roman et cet auteur, hein, je précise !!!

J'aurais bien posé une autre quand même : qui fixe le prix du livre ? Parce que bon, 29,50 € un livre papier de 356 pages, gloops ! Ça fait mal quand même... Surtout qu'à côté de ça, l'eBook est à moins de 4 €. Sur ces deux prix, quelle est la part qui revient à l'auteur ? Est-ce la même quel que soit le format ? A l'heure du numérique, où il est tant question de piratage, je m'interroge...
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